Fiches de métiers

Pisteur-secouriste

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°248

ROME : K1705 CITP-08 : 5419 PCS 2003 : 534a

1. INTITULES SYNONYMES OU APPARENTES

  • Agent de sécurité du domaine skiable, tireur- avalancheur.

2. DEFINITION

  • Le pisteur-secouriste assure, par une présence continue, la sécurité et les secours du domaine skiable d'une station de montagne.

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • Pour devenir pisteur secouriste, il faut avoir un brevet national de pisteur secouriste (options ski alpin ou ski nordique). Cette formation offre une qualification à 3 niveaux (BNPS 1er degré, BNPS 2ème degré, BNPS 3ème degré).
  • L'emploi est accessible à partir de formations de niveau V (CAP, BEP) dans les domaines de la prévention et de la sécurité complété par une formation en secourisme (attestation, certificat de premier secours, brevet de pisteur-secouriste, ...). Le pisteur secouriste doit au minimum être titulaire de l'AFPS. Mais il doit posséder le diplôme de pisteur premier degré pour évacuer les blessés à l'aide de la barquette
  • Certains secteurs de l'activité nécessitent la possession d'une qualification complémentaire (ex : artificier pour les avalancheurs).
  • Des habilitations électriques peuvent être requises.

4. ACTIVITE PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITE

  • Structures dans lesquelles les pisteurs secouristes peuvent être salariés
    • Association
    • Société d'exploitation des remontées mécaniques
  • Lieux
    • En général, il s'agit du domaine skiable d'une station de montagne,
    • mais ce peut être un périmètre plus restreint.

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITE

  • Travail estival : pendant l'intersaison, préparation du domaine skiable, qui permet d'obtenir un domaine skiable de qualité.
    • Engazonnement des pistes
    • Débroussaillage, tronçonnage, bûcheronnage, concassage
    • Pose et entretien des barrières à neige
    • Réparation des filets de protection et coussins de protection, qui sont réinstallés généralement début octobre
    • Entretien des piquets de balisage fixes (couleur, numérotation)
    • Stockage du matériel
  • Surveillance et sécurisation du domaine skiable : cette activité s'exerce pendant la période d'ouverture hivernale de la station, on peut dissocier l'activité de pisteur de celle de secouriste :
    • Pisteur : il est responsable de
      • L'ouverture et de la fermeture des pistes. L'ouverture d'une piste est fonction de son état, des conditions météororogiques du jour. Pour cela il est amené à faire les relevés de la station météorologique locale, les sondages de la neige et une étude de nivologie afin de définir le risque d'avalanche sur le domaine skiable. La décision de fermeture ou d'ouverture revient au chef de secteur en fonction des informations qui remontent des différents pisteurs. En fin de journée les pisteurs doivent s'assurer qu'après la fermeture des remontées mécaniques qu'aucun skieur n'est encore présent sur le domaine et permettre au chef de station de permettre l'entrée en action des dameuses.
      • La prévention des risques d'accident en effectuant un balisage des zones dangereuses.
      • L'information sur les pistes auprès de la clientèle (orientation sur le domaine, comportement à risque...). Pour cela une partie des pisteurs se déplacent en permanence sur le domaine et ils sont tous en communication par radio.
      • La prévention des avalanches : c'est la partie la plus dangereuse de l'activité du fait des matériels utilisés (explosifs) mais aussi du fait des conditions météorologiques mauvaises (chute de neige abondante, brouillard), des mauvaises conditions de visibilité (nuit, brouillard). Le déclenchement peut se faire de différentes manières :
        • Manuelle par lancement d'une grenade reliée à un câble qui permettra de la ramener en cas de non détonation.
        • Utilisation d'avalancheur à câble dans les zones à risque d'avalanches fréquentes, permettant d'amener la charge explosive sans trop de risque pour le pisteur et de déclencher à distance.
        • Utilisation de canons avalancheurs. Il en existe deux types (Catex "câble transporteur d'explosif" et Gazex "gaz explosif")
        • Déclenchement par hélicoptère, dans les cas les plus difficiles d'accès pour les pisteurs. Cela consiste à lancer une charge de dynamite depuis l'hélicoptère.
        • Pour effectuer cette fonction de pisteur il est nécessaire de suivre des formations spécifiques sur les connaissances de nivologie et sur la manipulation des explosifs.
    • Activité de secourisme :
      • Les secours sont assurés par les équipes qui tournent sur la station et sont en contact par radio téléphone, de plus un pisteur est en permanence de garde au point le plus élevé de la station afin de pouvoir intervenir le plus rapidement possible sur n'importe quel point du domaine.
      • Le pisteur, arrivé le premier sur les lieux, établit un bilan rapide de l'état de santé de la victime afin d'évaluer les moyens nécessaires pour son évacuation (propre moyen, moto des neiges, barquette, hélicoptère, appel du médecin pour donner des soins sur place).
      • Il doit au minimum être titulaire de l'AFPS. Mais il doit posséder le diplôme de pisteur premier degré pour évacuer les blessés à l'aide de la barquette.

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISES

  • Skis
  • Pelle, tarière (pour la pose des piquets), règle nivologique (étude des cristaux de neiges pour évaluer le risque d'avalanchex)
  • Radiotéléphone, ARVA (Appareil de Recherche de Victime d'Avalanche)
  • Moto des neiges, barquette, matelas coquille, différentes attelles
  • Canon avalancheur (Catex, Gazex)
  • Sonde pour recherche de victime d'avalanche
  • Télésiège et téléski
  • Station météo
  • Tronçonneuse, débroussailleuse

4.4. PRODUITS ET MATERIAUX UTILISES

  • Explosifs (TNT)
  • Farts

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Travail isolé ou travail en équipe avec coordination importante
  • Contact avec la clientèle

4.6. EXIGENCES PARTICULIERES

  • Une bonne condition physique
  • De se conformer aux règles de sécurité
  • De réagir rapidement à une situation d'urgence

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPES

  • Sous réserve d’en avoir les capacités professionnelles l’emploi peut être accessible à des travailleurs présentant certains types de handicaps moyennant des adaptations : certaines maladies chroniques et cancers
  • Emploi peu compatible pour les postes de secouriste avec la surdité-mutité, les troubles du langage
  • Emploi incompatible avec la cécité, les troubles de l'équilibre, les troubles moteurs
  • Femmes enceintes : La loi interdit de faire travailler une femme enceinte à l'extérieur après 22 heures ou quand la température est inférieure à 0°C. Il est de même interdit de leur faire porter des charges trop lourdes. Sous réserve d’en avoir les capacités physiques et de respecter la réglementation de la protection de la femme enceinte, l’emploi peut être accessible à des femmes enceintes.

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • Technique :
    • Assurer les visites de ligne  des TS/TK si formé spécifiquement      
    • Assurer les remplacements des vigies TS fixes, conducteurs téléskis, agents d'embarquement et contrôleurs  
    • Conduire le motoneige si strictement habilité et dans le respect des règles de sécurité
  • Qualité / Environnement :
    • Surveiller le fonctionnement des modes opératoires, processus relatifs à son activité et proposer toutes améliorations pour accroître leur efficacité   
    • Renseigner (faire renseigner par les personnels placés sous son autorité)  les documents qualité de son domaine d’activité       
    • Participer, pour ce qui le concerne, à l’amélioration continue du Système de Management de la Qualité et de l’Environnement ainsi qu’à l’atteinte des objectifs de la politique qualité/environnement         
    • Veiller à la propreté aux abords de son poste de travail et à l’environnement en général (détritus, affichage, bruits,..)      
    • Participer à la prise en charge de la gestion des poubelles/cendriers aux abords des remontées mécaniques (abris poubelle, poubelle de cabane…)   
    • Transmettre à l’animateur qualité/environnement les suggestions d’amélioration 
  • Sécurité :
    • Patrouiller les pistes pour en vérifier l’état et entretenir les dispositifs de Sécurité (balisage, jalonnage, filets, protections ponctuelles,…) afin de maintenir un niveau de sécurité optimal
    • Informer le Central et le Chef de Secteur des constats effectués et de toute évolution de la situation
    • Connaître et faire appliquer les arrêtés municipaux
    • Connaitre le PIDA le plan de secours et les normes AFNOR de balisage      
    • Appliquer et respecter les procédures mises en place dans le cadre du système qualité, ainsi que les consignes relatives à la sécurité au travail           
      •   Secours en falaises, crevasse, conditions difficiles utilisation de cordes etc…
      • Recherche multivictimes avec ARVA
    • Mettre en œuvre les mesures de prévention propres à son métier, les adapte aux conditions particulières des interventions en concertation avec sa hiérarchie
    • S’assurer du bon état de tout le matériel qu’il utilise, et informe l’encadrement de toute anomalie constatée
    • Porter les équipements de protection individuelle
    • Respecter les locaux et maintenir le niveau attendu en terme de rangement et d’hygiène
    • Mettre en œuvre les protections collectives mises à disposition par l’encadrement et veille à sa maintenance
    • Remonter à sa hiérarchie toute suggestion d’amélioration, tout incident et situation dangereuse rencontrés
    • Suspendre l’activité en cas de danger grave et imminent, et consigne si besoin l’installation défectueuse
    • Faire appel dans des situations particulières à l’animateur prévention-sécurité pour des informations
  • Administratif :
    • S'assurer de la mise à jour de sa formation continue obligatoire et en informer sa hiérarchie
  • Communication :
    • Connaître les informations utiles pour le client, les rechercher si besoin 
    • Communiquer uniquement l’information que l’on maîtrise, en cas de doute demander confirmation à son responsable hiérarchique     
    • Adopter une attitude dynamique et correcte vis-à-vis de la clientèle et respecter le règlement intérieur (tabac, alcool, propreté personnelle etc.)     
    • Etre prêt à intervenir pour toute sollicitation de la clientèle  
    • Etre prêt à porter assistance aux skieurs  
    • Veiller à la propreté de l’environnement en général (détritus, affichage, bruit),    
    • Informer  sensibiliser le client à la sécurité et l'environnement (pistes, RM..) et participe aux opérations spécifiques (GPP,EM, enquête)  
    • Orienter les Clients  en cas de réclamatio
    • Faire  la promotion à bon escient et savoir utiliser les principaux supports commerciaux de la station (Altiscope, Plan des pistes, Formule commerciale carte Alti…)  
    • Accueillir, conseiller, informer, assister et être aimable avec la clientèle     

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Risque routier : trajet domicile - travail avec des conditions météorologiques parfois mauvaises
  • Lors déplacement à ski (chute, collision), de la conduite d'engins (quad, motoneige, dameuse)
  • Blessure par utilisation de tronçonneuse, débroussailleuse pour les travaux d'été
  • Glissade, chute de plain-pied (marche avec ses chaussures de ski)
  • Avalanches
  • Risque lié à la manipulation et à l'utilisation des explosifs
  • Intoxication par le monoxyde de carbone lors de l'astreinte sur le point haut de la station (cabane d'altitude souvent chauffée au gaz, préférer un chauffage électrique)
  • Noyade dans les réserves d'eau pour la neige de culture
  • Emergence du risque de mise en danger du sauveteur lors de sa mission de sauvetage
  • Risques liés à l’utilisation d’hélicoptères

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Altitude avec hypobarie (diminution de l'oxygène en altitude)
  • Conditions climatiques : chaleur estivale, froid, neige, vent, brouillard, foudre, pluie, verglas, rayonnement UV
  • Chaleur
  • Bruit (avalancheurs, tronçonneuse, débroussailleuse...)
  • Ophtalmie des neiges
  • Gelures
  • Manutention et contraintes posturales ( transport des fagots de piquets pour le balisage des pistes, aide au relevage des skieurs)

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Explosifs
  • Farts fluorés

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Contact possible avec le sang

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Prise d'information permanente
  • Vigilance permanente
  • Agressivité des skieurs
  • Travail isolé, travail de nuit si participe au damage des pistes. Pour cela mise à disposition et obligation de port d'équipements individuels du type Protection de Travailleur Isolé (PTI) ou Dispositif d'Alarme pour Travailleur Isolé (DATI)
  • Activité variable selon la période touristique et les conditions d'enneigement
  • Travail précaire souvent saisonnier

7. RISQUES POUR LA SANTE

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Tableau n°42 RG : Atteinte auditive provoquée par les bruits lésionnels
  • Tableau n°57 RG : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail
  • Tableau n°98 RG : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Pathologie O.R.L (liée au froid et à l'altitude) : acouphènes, rhinopharyngite, sinusite, otite barométrique
  • Pathologie pulmonaire (froid, altitude) : bronchite, oedème
  • Pathologie cardio-vasculaire (froid, altitude):
    • exacerbation de maladies préexistantes
    • syndrome de Raynaud
    • gelure
    • phénomènes thrombo-emboliques
  • Pathologie ostéoarticulaire (affection rhumatismale liée au froid et aux différents gestes et postures)
  • Pathologie ophtalmologique liée au rayonnement ultra-violet
  • Pathologie cutanée :
    • lupus, herpès, aggravés par la lumière
    • brûlures, gelures
  • Effets de l'altitude :
    • altitude moyenne : 1000 à 2000 m
    • haute altitude : 2000 à 5500 m
      Altitude Effets ressentis
    Basse altitude Jusqu'à 1000 m Pas d'effet chez un sujet en bonne santé
    Moyenne altitude De 1000 à 2000 m Effets sur la performance maximale au cours d'un exercice physique
    Haute altitude De 2000 à 5000 m Effets apparaissant au repos dès 3000 m en règle générale et à partir de 2000 m chez les sujets sensibles
  • Femme enceinte : hypoxémie foetale au-delà de 2000 m

8. SURVEILLANCE MEDICALE

8.1. ORGANISATION

  • La visite médicale préalable à l’embauche est remplacée depuis le 1er janvier 2017 par la visite d’information et de prévention effectuée par un professionnel de santé. Elle doit être effectuée au plus tard dans un délai de 3 mois à compter de la prise effective du poste sauf pour les travailleurs de nuit où la visite doit être réalisée avant l’affectation au poste.
  • Les visites médicales doivent avoir lieu au maximum tous les 5 ans. Cette durée doit cependant être adaptée à l'état de santé du travailleur.
  • Les salariés occupant un poste à risque bénéficient d'un  suivi  individuel renforcé avec une visite médicale d’aptitude tous les 4 ans au minimum. Une visite dite "intermédiaire" avec un professionnel de santé au travail devra avoir lieu au maximum 2 ans après les examens médicaux d'aptitude. Pour ces salariés, les visites médicales auront donc lieu tous les deux ans.

8.1. CONTENU

  • Bilan clinique
    • Rechercher une pathologie ORL, pulmonaire, cardiovasculaire, ostéoarticulaire, cutanée, apparition de troubles neuro-psychiques surtout en cas de manipulation d'explosifs
  • Examens complémentaires
    • Audiogramme en cas d'exposition au bruit (articles R4431-2 et R4435-2 du code du travail)
    • E.C.G., E.F.R. éventuellement
    • Consultations spécialisées si nécessaire : cardiologique, dermatologique, ORL, pneumologique
    • Tests psychotechniques surtout en cas de si manipulation d'explosifs
  • Vaccinations
    • DTPolio tous les 10 ans conseillé, tous les 20 ans entre 25 et 65 ans
    • Hépatite B à discuter
  • Suivi post professionnel
    • Légalement non mais penser à l'exposition aux rayonnements UV
  • Dossier médical
    • Pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical mais la prescription en matière de responsabilité médicale est de dix ans à compter de la date de consolidation d'un dommage éventuel.

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTERIEUR

  • Pollution visuelle de certaines stations
  • Bruit
  • Eau : Captage des eaux pour alimenter les réserves d'eau pour la neige de culture, utilisation des produits de déneigement qui peuvent augmenter la salinité des cours d'eau
  • Terre : attache des forfaits, mégots jetés par les clients pouvant avoir une incidence sur les animaux en estive
  • Accidents :
    • Risque routier du fait des mauvaises conditions climatiques
    • Avalanches
    • Sur le domaine : avec risque de mise en danger de la clientèle
    • Accident de ski
    • Accident lors de l'utilisation quad, motoneige, dameuse surtout si équipée d'un treuil
  • Incendie :
    • Dans les postes de travail en altitude chauffés au gaz
    • Feu de forêt au cours des travaux de débroussaillage
  • Explosion par erreur de manipulation ou pendant le transport des explosifs

10. ACTIONS PREVENTIVES

Les activités de pisteur secouriste peuvent entrer dans le champ d'application des textes sur la pénibilité en raison des contraintes suivantes : manutention, bruit, travail en équipes successives alternantes, températures extrêmes : froid

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Bruit :
    • Mesure du niveau d'exposition au bruit à l'aide d'un sonomètre et/ou d'un exposimètre
    • Valeurs limites d'exposition :
      • niveau d'exposition quotidienne au bruit de 87 db(A)
      • ou niveau de pression acoustique de crête de 140 dB(C)
  • Manutention : analyse de la manutention manuelle au poste de travail
  • Conditions climatiques

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

  • Travaux d'été d'aménagement dont dépend la qualité du domaine skiable : sécurisation du chantier
  • Sauvetage :
    • Evaluation du niveau de ski
    • Entraînement à l'utilisation du matériel de secours (barquette, traîneau, moyens radio...)
    • Coordination avec les personnels d'exploitation des remontées mécaniques, les autres services publics de secours au cours d'exercices permettant des simulations de situations
    • Entretien du matériel
    • Moyens de transmission de qualité afin que la qualité de l'information soit optimale
  • Disposer, pour les postes de travail en altitude, d'abris aménagés (toilettes...) et chauffés (en privilégiant le chauffage électrique)
  • Prévoir des vestiaires avec possibilité de séchage pour les chaussures, les gants et les combinaisons
  • Mettre à disposition de boissons chaudes et énergétiques
  • Disposer d'un local hors gel pour les skis
  • Favoriser les déplacements collectifs pour l'accès à la station avec des véhicules disposant des équipements spéciaux
  • Organiser un plan de circulation dans la station

10.3. PREVENTION INDIVIDUELLE

  • S'assurer du bon état du matériel de ski ( chaussures, fixation correctement réglées en fonction du poids et de la taille)
  • Chaussures légères et équipées de semelles antidérapantes
  • Préventions des lésions musculaires par une préparation physique adaptée à la profession de pisteur-secouriste
  • Vêtements de travail adaptés ( bonnet, gants et combinaison)
  • Lunettes de soleil
  • Crème pour la protection cutanée
  • Protection auditive en cas de déclenchement d'avalanche
  • Sensibiliser à une alimentation équilibrée énergétique avec boissons abondantes
  • Sensibiliser à la quantité et qualité du sommeil (levers précoces pour station météo, virées nocturnes car travail saisonnier)

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Formation à la sécurité
  • Formation à la mise en oeuvre et à l'utilisation des équipements de protection individuelle (EPI)
  • Formation à l'utilisation des explosifs
  • Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique)
  • Formation pour l'utilisation des engins de travaux publics
  • Sensibilisation visant à assurer sa propre sécurité avant de porter secours aux clients et collègues
  • Formation aux manoeuvres avec hélicoptères

11. REGLEMENTATION

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

11.2. RECOMMANDATIONS

RECOMMANDATIONS DE LA CNAMTS

  • R324 Déclenchement artificiel des avalanches
  • R401 Exploitation des domaines skiables – Utilisation de la motoneige
  • R402 Exploitation des domaines skiables ­ Services des pistes
  • R404: Travaux héliportés

11.3. NORMES

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

12. BIBLIOGRAPHIE

  • ROME Les fiches métiers. K1705 Sécurité civile et secours. (Pôle emploi) (2009)
  • Classification Internationale Type des professions (CITP-08) : 5419 Personnel des services de protection et de sécurité, non classé ailleurs. (O.I.T.) (2008)
  • Classification INSEE des professions (PCS 2003) : 534a : Agents civils de sécurité et de surveillance. (2003)

13. ADRESSES UTILES

REDACTION

  • AUTEURS : Catherine Augé (médecin du travail) (MSA de Franche Comté) (25), Didier Damidot (médecin du travail) (MSA de Franche Comté) (25), Elisabeth Halter (médecin du travail) (ACIST) (94), , Philippe Icart (médecin du travail) (AIST 43), Laurent Ichard (pisteur-secouriste station du Pas de la Case ( Andorre)
  • DATE DE CREATION : Septembre 2007
  • RELECTEURS : ESQESE (31) 2017 Etudiants Master A1 : BONNET ; DUVOCELLE ; GAUDIN
  • DERNIERE MISE A JOUR : Septembre 2017

Pour toute remarque et proposition de corrections, joindre : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Vous n'avez pas le droit de poster des commentaires (Vous devez vous connecter).