Fiches de métiers

Infirmier de bloc opératoire diplômé d'état - IBODE

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°177

ROME : J1504 CITP-08 : 3221 INSEE : 431d

1. INTITULES SYNONYMES OU APPARENTES

  • Infirmier de salle d'opération, panseur(se) ou circulante, aide opératoire, instrumentiste

2. DEFINITION

  • L'infirmier de bloc opératoire diplômé d'état (IBODE) travaille sous la responsabilité du chirurgien et du cadre infirmier diplômé d'Etat. Il assure la prise en charge des patients et collabore aux interventions.
  • Il met en œuvre des mesures d’hygiène et de sécurité en tenant compte des risques inhérents à la nature des interventions, à la spécificité des patients, au travail en zone protégée, et à l’utilisation de dispositifs spécifiques.
  • Il a un rôle, pré, per et post-opératoire.

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • La fonction d'infirmier de bloc opératoire diplômé d'état est ouverte aux infirmiers ou sage-femmes justifiant d'au moins deux ans de pratique professionnelle, qui ont suivi avec succès la formation préparant au diplôme d'état d'infirmier de bloc opératoire.
  • L'accès à la formation se fait par concours. Les frais de scolarité sont le plus souvent pris en charge par l'établissement hospitalier d'origine dans le cadre de son budget formation.
  • Dans la fonction publique les IBODE sont des personnels de catégorie A.
  • Le diplôme d’infirmier de bloc opératoire est, en principe, aussi accessible par la validation des acquis de l’expérience. Pour être recevable, le candidat doit d’une part avoir exercé des activités pendant au moins trois années en équivalent temps plein de façon consécutive ou non en rapport direct avec le contenu du diplôme et d’autre part détenir un diplôme d’infirmier.
  • Formations complémentaires aux actes exclusifs IBODE : les infir­miers de bloc opé­ra­toire titu­laire du diplôme d’Etat ainsi que ceux en cours de for­ma­tion à la date d’entrée en vigueur du décret n° 2015-74 du 27 jan­vier 2015 rela­tif aux actes infir­miers rele­vant de la com­pé­tence exclu­sive des infir­miers de bloc opé­ra­toire devront s’astrein­dre à une for­ma­tion théo­ri­que et pra­ti­que de 49 heures et cela avant le 31 décem­bre 2020.

4. ACTIVITE PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITE

  • Bloc opératoire des hôpitaux ou/et des cliniques

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITE

  • Fonction pré-opératoire :
    • IBODE panseuse
      • ouvrir le bloc opératoire
      • contrôler la climatisation (pression)
      • mettre les filtres à eau pour le lavage chirurgical des mains
      • vérifier les casques, gants stériles ..
      • vérifier le produit antiseptique de lavage des mains
      • vérifier si le chariot pour une intervention est complet (antiseptique, compresses, ciseaux, sparadrap, matériel de sondage, fiche de salle ...)
      • vérifier le programme opératoire pour préparer la salle à la première intervention
      • préparer la table opératoire en fonction du programme avec tous les accessoires
      • préparer le matériel pour l'intervention (table orthopédique avec brancardier, endoscopie, microscope etc...)
      • vérifier le bistouri électrique
      • vérifier les aspirations
      • vérifier le scialytique (appeler l'électricien en cas de problème d'ampoule..)
    • IBODE instrumentiste
      • vérifier le type d'intervention
      • préparer la table avec le matériel stérile en vérifiant les dates de péremption
      • sortir les implants ou autre matériel stérile
      • habillage stérile de l'équipe chirurgicale
      • Réaliser le pré-champ opératoire du patient dès qu'il est installé par l'IBODE panseuse
  • Fonction per-opératoire :
    •  IBODE panseuse
      • accueillir le malade amené par le brancardier dans le sas ou dans le bloc différentes salles
      • vérifier l'identité du patient (bracelet + oral) et l'intervention
      • Installer le patient sur la table d'opération (en tenant compte du problème d'appui de la plaque du bistouri électrique). S'il s'agit d'une intervention orthopédique ou une installation qui nécessite des positions particulières on attend que le malade soit endormi.
      • vérifier l'état cutané de la zone à opérer du patient et même les autres parties du corps
      • déballer le matériel stérile pour la préparation de la table d'intervention
      • poser le sondage dès que le malade est endormi
      • effectuer le premier badigeon antiseptique
      • s'il n'y a pas d'infirmier anesthésiste aider l'anesthésiste à la demande
      • habiller l'équipe chirurgicale
      • pendant l'intervention donner le nécessaire (compresses, champs, matériel, suture, bistouri électrique, boite à prélèvements ...) suivant le type d'intervention
      • compter les compresses et les champs utilisés
      • tenir la feuille de salle
      • vérifier le contenu des bocaux d'aspiration
      • transcrire et envoyer tous les prélèvements au laboratoire
      • aider à déclamper le patient
      • évacuer les champs et les instruments qui sont mis dans des boites à décontaminer
      • évacuer après chaque intervention la boite à déchets
      • demander le nettoyage de la salle
    • IBODE instrumentiste
      • badigeonner stérilement le malade
      • aider à clamper le malade
      • servir le matériel d'intervention
      • suturer le tissu sous cutané et cutané
      • faire le pansement stérile
      • ouvrir les instruments et les mettre dans les containers pour être décontaminé
  • Fonction post-opératoire :
    •   IBODE panseuse
      • le sol sec, refaire le conditionnement de la salle (compresses, champs, sutures, drains ..) et du lavage des mains
      • s'il n'y a pas d'équipe spécifique nettoyer les instruments et les reconditionner dans des boites avec l'IBODE instrumentiste
      • consigner avec ses collègues le suivi, les problèmes, et en référer aux cadres
      • signaler l'existence de problème au bloc concernant le scialytique ou l'aspiration avant de redémarrer une nouvelle intervention
    • IBODE instrumentiste
      • aider sa collègue panseuse
      • travailler en équipe
      • repréparer sa table pour une nouvelle intervention
  • Autres activités :
    • vérifier que les blocs ont été bien nettoyés
    • respecter les procédures de pause entre deux interventions et le ménage
    • changer les boites à déchets à usage unique après chaque interveyon
    • dans les locaux de stockage, vérifier toutes les semaines la date de péremption des instruments et autres conditionnements stériles
    • dans la salle vérifier en faisant le remplissage, la date de péremption de tout ce qui est stérile
    • encadrer les élèves infirmiers ou IBODE pendant leur stage
    • assurer le bio-nettoyage et la stérilisation du matériel s'il n'y a pas d'équipe de stérilisation autonome
    • commander le matériel à usage unique tous les jours s'il n'y a pas de place de stockage au bloc
    • ranger le matériel commandé
    • vérifier le respect des mesures de sécurité en cas d'accident d'exposition au sang (AES)

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISES

  • Lève-malade, table d'opération, brancards, scialytique, boîtes d'intervention, bistouri électrique, bocaux d'aspiration, ainsi que le matériel spécifique à chaque intervention : amplificateur de brillance, microscope, colonne vidéo, table orthopédique, matériel d'endoscopie, lithotripteur ....

4.4. PRODUITS ET MATERIAUX UTILISES

  • Médicaments, seringues et aiguilles, bistouris et lames, ciseaux, compresses, sparadrap, pansements stériles, solution hydro-alcoolique, tubes de prélèvements, dispositifs médicaux à usage unique ou stérilisables, dosimètre (chirurgie interventionnelle). implants, prothèses, sondes vésicales ...

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Interne : patient, équipe chirurgicale et anesthésiste, médecins intervenants, ASH et AS et infirmière des salles de soins post interventionnelle (SSPI), brancardiers ...
  • Externe : secrétariats médicaux, service des bureaux des entrées, PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information), service ressources humaines (RH), pharmacie, service technique, laboratoire, service bio-médical, service stérilisation, visiteurs médicaux, élèves infirmiers ...

4.6. EXIGENCES PARTICULIERES

  • Etre discret
  • Avoir la résistance physique suffisante pour supporter les contraintes posturales et organisationnelles et les temps d'intervention
  • Posséder un bon équilibre psychologique
  • Etre méthodique et bien organisé dans l'espace et dans le temps
  • Travailler en équipe avec la collègue mais être autonome sur son poste
  • Respecter les protocoles d'intervention
  • Connaitre les règles d'hygiène (tenue, hygiène des mains, pas de bijoux, pas de vernis à ongles, pas de cheveux qui dépassent du bonnet ...)
  • Prendre des initiatives à bon escient – savoir anticiper
  • Réaliser rapidement et correctement  les tâches administratives

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPES

  • Sous réserve d’en avoir les capacités professionnelles l’emploi peut être accessible à des travailleurs présentant certains types de handicaps moyennant des adaptations : maladies chroniques et cancers, handicap moteur léger (selon les postes)
  • Emploi peu compatible avec la cécité, certains troubles moteurs importants, les pathologies psychiatriques

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • Affectation dans d'autres services : chrirugie ambulatoire, stérilisation...

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Accidents d'exposition au sang et aux liquides biologiques par OPCT (objet piquant, coupant, tranchant)
  • Lombalgies, scapualgies
  • Chutes
  • Contusions par choc en cas d'encombrement
  • Irradiation accidentelle
  • Brûlure, risque électrique

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Ambiances physiques
    • Travail en lumière artificielle permanente
    • Rayonnements ionisants (radiographies opératoires)
  • Contraintes biomécaniques
    • Manutention des malades, manutention de matériel
    • Nombreux déplacements dans les salles
    • Contraintes posturales : station debout
    • Gestes répétitifs pour le nettoyage

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Médicaments, antibiotiques
  • Antiseptiques et désinfectants (dont l'aldéhyde formique (formol) : utilisé en désinfection ; cancérogène de catégorie 3 étiqueté R40 (Effet cancérogène suspecté - preuves insuffisantes) qui normalement n'est plus utilisé)
  • Détergents
  • Anesthésiants
  • Odeurs des produits biologiques (selles, urines, vomissures, sang), odeur des autres produits...

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Toutes les contaminations hospitalières liées à la microbiologie comme par exemple le virus de l'hépatite B et le HIV avec le cas d'accident d'exposition au sang ainsi que les autres germes en cas de piqures septiques

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Travail en urgence
  • Pluralité des tâches concomitantes : gérer plusieurs malades en même temps, recevoir des consignes de plusieurs personnes à la fois
  • Astreintes, travail de nuit, travail en 2 X 8 ou en 3 X 8
  • Lavage et désinfection répétés des mains par friction hydro-alcoolique
  • Contrainte vestimentaire : port d'une tenue spécifique en fonction du poste

7. RISQUES POUR LA SANTE

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

Risque infectieux :

  • Tableau n°40 RG : Maladies dues aux bacilles tuberculeux et à certaines mycobactéries atypiques : Mycobacterium avium/intracellulaire, Mycobacterium kansasii, Mycobacterium xenopi, Mycobacterium marinum, Mycobacterium fortuitum
  • Tableau n°45 RG : Infections d'origine professionnelle par les virus des hépatites A, B, C, D et E
  • Tableau n°54 RG : Poliomyélite
  • Tableau n°55 RG : Affections professionnelles dues aux amibes
  • Tableau n°76 RG : Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractées en milieu d'hospitalisation et d'hospitalisation à domicile
  • Tableau n°80 RG : Kératoconjonctivites virales

Risque chimique :

  • Tableau n°31 RG : Maladies professionnelles engendrées par les aminoglycosides, notamment la streptomycine, par la néomycine et ses sels
  • Tableau n°38 RG : Maladies professionnelles engendrées par la chlorpromazine (Largactyl)
  • Tableau n°41 RG : Maladies engendrées par les bétalactamines (notamment pénicillines et leurs sels) et les céphalosporines
  • Tableau n°43 RG : Affections provoquées par l'aldéhyde formique et ses polymères
  • Tableau n°43 bis RG : Affections cancéreuses provoquées par l'aldéhyde formique
  • Tableau n°50 RG : Affections provoquées par la phénylhydrazine
  • Tableau n°65 RG : Lésions eczématiformes de mécanisme allergique
  • Tableau n°66 RG : Rhinite et asthmes professionnels
  • Tableau n°89 RG : Affection provoquée par l'halothane
  • Tableau n°95 RG : Affections professionnelles de mécanisme allergique provoquées par les protéines du latex (ou caoutchouc naturel)

Risque physique :

  • Tableau n°6 RG : Affections provoquées par les rayonnements ionisants
  • Tableau n°57 RG : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail
  • Tableau n°98 RG : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Dépression nerveuse, stress, angoisse, culpabilisation, démotivation, variation de poids, alcoolisme, tabagisme, stupéfiants
  • Dermatoses irritatives en rapport avec le lavage et la désinfection répétés des mains par friction hydro-alccolique
  • Insuffisance veineuse liée à la station debout et au piétinement

8. SURVEILLANCE MÉDICALE

8.1. ORGANISATION

  • Cas général
    • La visite médicale d’embauche est remplacée par une visite d’information et de prévention assurée par un professionnel de santé
      • Elle doit être effectuée au plus tard dans un délai de 3 mois à compter de la prise effective du poste sauf pour les travailleurs de nuit (possibilité dans le cas de l’IBODE) où la visite doit être réalisée avant l’affectation au poste.
      • La visite d’information donne lieu à la délivrance d’une attestation de suivi remise au salarié et à l’employeur
      • La VIP reste valable en cas de changement d’entreprise si l’emploi occupé présente des risques équivalents.
    • Visites périodiques
      • La périodicité des visites d’information et de prévention ne doit pas excéder 5 ans
      • Cette durée doit cependant être adaptée à l'état de santé du travailleur tel que les travailleurs handicapés et les travailleurs de nuit bénéficieront au minimum d'une visite tous les 3 ans.
    • Autres visites
      • Des visites médicales à la demande du médecin, du salarié ou de l'employeur sont possibles
      • Des visites médicales de pré-reprise sont prévues en cas d'arrêt de plus de 3 mois
      • Des visites médicales de reprise sont obligatoires
        • dans les 8 jours qui suivent la reprise effective du travail
        • après un congé de maternité ; une absence pour cause de maladie professionnelle ; absence d'au moins trente jours pour cause d'accident du travail, de maladie ou d'accident non professionnel.
      • Des demandes de visite sont nécessaires
        • pour tout arrêt de travail d'une durée inférieure à trente jours pour cause d'accident du travail
        • afin d'apprécier l'opportunité d'un nouvel examen médical et, avec l'équipe pluridisciplinaire, de préconiser des mesures de prévention des risques professionnels.
  • Cas particuliers
    • les salariés occupant un poste à risque bénéficient d'une visite de suivi individuel renforcé (VSIR)
    • Une visite médicale d'aptitude préalable à l’affectation sur le poste est obligatoire en cas d'exposition
      • aux agents biologiques des groupes 3 et 4
      • aux rayonnements ionisants 
      • Pour les travailleurs sur des postes spécifiques à la demande de l’employeur
    • La visite de suivi individuel renforcé (VSIR) donne lieu à la délivrance d’un avis d’aptitude ou d’inaptitude remise au salarié et à l’employeur
    • La périodicité des visites de suivi individuel renforcé ne doit pas excéder 4 ans avec une entretien infirmier intermédiaire qui doit être réalisée dans les 2 ans

8.2. CONTENU

  • On recherchera à l'interrogatoire plus particulièrement certains antécédents :
    • Antécédents neuro-psychiatriques : épilepsie, vertiges, pertes de connaissances, troubles psychiatriques
    • Antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle élevée non traitée, troubles du rythme ou de la conduction, angor
    • Antécédents pulmonaires : asthme, dyspnée d'effort
    • Antécédents endocriniens : diabète insulino-dépendant, hypoglycémie
    • Antécédents rhumatologiques : lombo-sciatique, douleurs articulaires
    • Antécédents ORL : otites et sinusites ; troubles de l'audition
    • Mode de vie : pratique d'un sport, tabagisme, prise régulière de boissons alcoolisées, consommation de drogues, prise de médicaments pouvant altérer la vigilance (antalgiques, sédatifs, anxiolytiques...)
    • Etat vaccinal
  • L'examen clinique portera notamment sur :
    • Examen cardiovasculaire
    • Etat veineux
    • Dépistage de maladie contagieuse
    • Examen ostéoarticulaire, en particulier du rachis
    • Examen neurologique : recherche de troubles de l'équilibre, d'un déficit moteur
    • Examen de la vue, examen de l'audition
    • Examen des urines : recherche d'une glycosurie, d'une hématurie, d'une protéinurie...
    • Dépistage du stress (questionnaire)
  • Examens complémentaires
    • Radiographie pulmonaire, intradermo réaction tuberculinique
    • Dosage d'anticorps antiHbS pour les personnes vaccinées contre l'hépatite B après 25 ans
    • Contrôle sérologique de la rubéole, de la toxoplasmose, de l'infection au cytomégalovirus à l'embauche pour les femmes en âge de procréer
    • A discuter selon les cas :
      • Épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR)
      • ECG, test d'effort, échographie cardiaque
      • NFS avec dosage de l'hémoglobine
      • Recherche des drogues dans les fluides biologiques
  • Vaccinations obligatoires :
  • Suivi post professionnel
    • En cas d'exposition à des agents cancérogènes :
      • Rayonnements ionisants : chirurgie osseuse...
      • Formaldéhyde : hygiène du bloc opératoire
  • Dossier médical
    •  L’article 96 du code de déontologie médicale dispose que : « Sous réserve des dispositions applicables aux établissements de santé, les dossiers médicaux sont conservés sous la responsabilité du médecin qui les a établis. » (art R 4127-96 du Code de Santé Publique)
    • Cas particuliers du délai de conservation du dossier médical :
      • Exposition aux agents biologiques pathogènes: 10 ans à compter de la cessation de l’exposition (article R 4426-9 du code du travail)
      • Agents chimiques dangereux et agents chimiques dangereux cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction : 50 ans à compter de la cessation de l’exposition (article R 4412-55 du code du travail)
      • Rayonnements ionisants : 50 ans à compter de la cessation de l’exposition (article R 4451-90 du code du travail)

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTERIEUR

  • Risque de pollution par contact avec des déchets biologiques et/ou chimiques ou d'accident par piqûres avec des aiguilles ou du matériel coupant
  • D'où la nécessité d'utiliser des sacs de conditionnement adapté et des containers spéciaux pour les produits piquants avec une élimination par une collecte spécialisée.

10. ACTIONS PREVENTIVES

L’exposition aux agents biologiques et le travail de nuit sont deux facteurs de pénibilité permettant l’accès à chaque IBODE à son propre compte de prévention pénibilité lorsque l’exposition est supérieure aux seuils fixés.

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Planning de travail et de repos
  • Qualité de l'éclairage
  • Manutention : analyse de la manutention manuelle au poste de travail
  • Accidentologie

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

  • Ergonomie de la manutention
  • Organisation correcte des plannings
  • Conteneurs adaptés pour les produits souillés
  • Elaboration d'une procédure pour les accidents d'exposition au sang
  • Groupes de parole pour la gestion du stress et des urgences
  • Soutien psychologique en cas d'agression (chirurgiens, cadres, administrateurs...)

10.3. PREVENTION INDIVIDUELLE

  • Calot, charlotte, bonnet, masques, lunettes, casaque, pantalon, chaussures, sur-chaussures, gants stériles (pour l'instrumentiste)

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Formation du nouvel arrivant sur l’hygiène, le risque infectieux et l'asepsie.
  • Formation à l’hygiène hospitalière
  • Formation à la manutention des patients
  • Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique)

11. REGLEMENTATION

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

11.2. RECOMMANDATIONS

11.3.  NORMES

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

12. BIBLIOGRAPHIE

13. ADRESSES UTILES

REDACTION

  • AUTEURS : Gabriel Gula (cadre de santé) (Centre hospitalier Intercommunal d'Amboise-Château-Renault) (37), Pierrette Trilhe (médecin du travail) (SMT d'Amboise, Bléré, Loches) (37)
  • DATE DE CREATION : Mai 2005
  • RELECTEURS :
    • ESQESE (31) 2017 Master A1 Etudiantes : Marie VEZIES, Emeline POUBLAN, Estelle PAPON
    • Marie-Claude POTTIER IBODE et surveillante hospitalière (37) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • DERNIERE MISE A JOUR : Novembre 2017

Pour toute remarque et proposition de corrections, joindre : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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