Fiches de métiers

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Classement par ordre alphabétique

Professeur des écoles

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°475

ROME: K2106      CITP-08 : 2341       INSEE : 421b


1. INTITULÉS SYNONYMES OU APPARENTES

  • Instituteur, enseignant des écoles, directeur d’école.

2. DÉFINITION

  • Le professeur des écoles enseigne aux élèves âgés de 2 à 11 ans dans les établissements public ou privé de type écoles maternelles ou élémentaires. Il enseigne aux élèves les apprentissages fondamentaux : lire, écrire et compter ainsi que les matières générales des programmes d’enseignement nationaux (français, mathématiques, sciences, histoire, géographie, …).
  • C’est un métier de la fonction publique.

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • Bac+5 : Master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation). En fin de première année de master MEEF, il faut réussir le concours académique du CRPE (concours de recrutement de professeur des écoles). Une fois reçu au concours, la deuxième année de master s’effectue par alternance (un stage à mi-temps dans une école). La titularisation s’effectue après la validation du master MEEF à la fin de l’année de M2 et obtention d’un avis favorable du jury académique d’évaluation du stage.

4. ACTIVITÉ PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITÉ

  • L’activité s’exerce dans les classes des établissements d’enseignements public ou privé de type école maternelle ou élémentaires. Le professeur des écoles travaille aussi en extérieur lors de la surveillance des élèves dans la cour de récréation ou des séances d’éducation physique et sportive.
  • Le professeur des écoles peut être affecté à une école ou effectuer des remplacements dans les différentes écoles de l'académie.
  • Le professeur des écoles est susceptible de se déplacer dans des lieux tels que des gymnases ou d’autres écoles lors de rencontres sportives ou de tournois inter-écoles. Il peut également être amené à se déplacer dans le cadre de sorties scolaires pédagogiques : le bus sera pris avec la classe avant de se rendre dans des lieux tels que musées, médiathèque, cinéma etc.
  • Le professeur des écoles effectue aussi un travail personnel à son propre domicile.
  • Il peut être amené à se déplacer dans des mairies ou d’autres écoles dans le cadre de réunions avec ses supérieurs, ses collègues ou des membres du conseil municipal.

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITÉ

  • Le temps de travail du professeur des écoles s’organise de la façon suivante :
    • 24 heures d'enseignement aux élèves par semaine
    • auxquelles s’ajoutent 108 heures annuelles répartie de la façon suivantes :
      • 36 heures consacrées aux activités pédagogiques complémentaires ;
      • 18 heures pour l’animation et les actions de formation continue, dont 9 heures sous la forme de sessions à distance sur supports numériques ;
      • 6 heures pour les conseils d’école ;
      • 48 heures forfaitaires consacrées à des travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des projets de scolarisation des élèves en situation de handicap et à l'identification des besoins des élèves.
  • L’activité consiste à  :
    • Accueillir les élèves et leurs parents tous les matins.
    • Surveiller les élèves lors des temps de récréation généralement en plein air dans la cour.
    • Faire l’appel des élèves
    • Enseigner aux élèves de sa classe les matières du programme national à travers des leçons, des exercices et des ateliers en petits groupes.
    • Accompagner les élèves dans leur évolution et leur cursus.
    • Encadrer la classe, jouer un rôle de médiateur entre les élèves.
    • Réaliser des séances de sport avec les élèves.
    • Communiquer avec les parents d’élèves.
    • Participer/ assister à des réunions pédagogiques, avec les parents d’élèves, le personnel de l'école ou bien des collègues.
    • Répondre aux mails/ envoyer des mails.
    • Travailler en collaboration avec les Auxiliaire de vie scolaire (AVS), les Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) ou les Agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) en école maternelle.
  • Activités pouvant s’effectuer sur le lieu de travail ou chez soi :
    • Corriger les exercices et les évaluations.
    • Préparer les exercices, les leçons et les ateliers.
    • Remplir les livrets scolaires.
    • Participer à des visioconférence avec des collègues et supérieurs hiérarchiques.
  • Lors de sorties scolaires :
    • Encadrer les enfants
    • Jouer un rôle d’interlocuteur entre les intervenants extérieurs et les élèves
    • Éventuelle distribution des pique-niques.
  • Remarque : les méthodes et les manières d’enseigner sont propres aux professeurs et aux niveaux enseignés. Elles peuvent donc différer en fonction des personnes.
  • Activités spécifiques : le professeur des écoles peut être amené à prendre le statut de directeur/directrice en plus de son poste, il sera alors amené à réaliser les tâches suivantes :
    • Traiter des dossiers sur l'ordinateur et remplir des papiers administratifs
    • Assister à des réunions
    • Répondre/ passer des appels
    • Répondre/ envoyer des mails
    • Commander les bus pour les sorties scolaires
    • Gérer le budget.

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISÉS

  • Ordinateur
  • Vidéo-projecteur
  • Tableau interactif (TBI)
  • Tableau blanc et marqueurs ( les tableaux noirs et les craies ont pratiquement disparus)
  • Photocopieur, imprimante
  • Matériel informatique
  • Perforatrice
  • Cisaille papier

4.4. PRODUITS ET MATÉRIAUX UTILISÉS

  • Matériel de bureaux : stylos, colle, ciseaux, gomme, …
  • Copies et papiers
  • Manuels et livres

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Les élèves et plus généralement les autres élèves de l’école.
  • Les collègues professeurs des écoles.
  • Les professeurs de collège
  • Le personnel de l’école : agent d'entretien/ de nettoyage, cantinier(ère).
  • Les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH)
  • Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) en école maternelle.
  • Les parents d’élèves.
  • Les inspecteurs de l’éducation nationale
  • Les intervenants
  • Le rectorat/ le ministère de l’éducation.
  • Le chauffeur/euse de bus
  • Les membres du  conseil municipal et le Maire de la commune
  • L'infirmière, le médecin scolaire, l'assistante sociale scolaire
  • Les services communaux d'action sociale
  • Les services de l'aide sociale à l'enfance
  • Les rééducateurs : orthophonistes, kinésithérapeutes....

4.6. EXIGENCES PARTICULIÈRES

  • Etre capable de travailler en équipe
  • Savoir faire preuve d'imagination
  • S'intéresser et savoir utiliser les nouvelles technologies
  • S'adapter à des élèves différents
  • Posséder les qualités requises pour travailler avec des enfants : patience, compréhension et autorité.

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPÉS

  • Sous réserve d’en avoir les capacités professionnelles, l'emploi peut être accessible à des travailleurs présentant certains types de handicaps.
  • Les adaptations sont en prévoir en fonction des caractéristiques des classes envisagées

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • Directeur/trice d’école ( en fonction des écoles)
  • Responsable syndical 
  • Télétravail
  • Classe spécialisée pour l' adaptation des enfants en difficulté/ handicapés

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Accident de trajet ;
  • Agression physique par un/des élève(s) ou des parents ;
  • Accident du travail lié aux risques psychosociaux (RPS) : accident cardiaque ou tentative de suicide sur le lieu de travail par exemple ;

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Chaleur ou froid des salles mal isolées, et pendant les surveillances des récréations ;
  • Bruit provoqué par les élèves lors des changements de classe, de la récréation, chahut. Mauvaise insonorisation des salles ;
  • Position debout fréquente (surveillance, travail devant le tableau) ;
  • Odeur des classes où séjournent élèves et professeurs ;

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Peu probable mais il convient de vérifier l'absence d'amiante dans les bâtiments.

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Risque de propagation de maladies virales ou bactériennes. Transmission possible des maladies contagieuses par voie aérienne, orale ou par contact.
  • Risque de contamination par contact avec le sang d’élève en cas de saignement, de blessures.
  • Risque de propagation de parasites tels que les poux.

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Conflits entre les parents d’élèves et les enseignants.
  • Conflits avec certains élèves qui peuvent présenter des comportements difficiles à gérer.
  • Obligation de présence à des réunions pédagogiques après la journée en classe, déplacements aux frais de l’enseignant, parfois à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail, ce qui peut le faire rentrer tard.
  • Certaines activités ou enseignements qui s’effectuent en extérieur comme le sport peuvent être affectés par les conditions météo.
  • Risque d’intrusion de personnes malveillantes dans l’écoles (terroriste, pédophile, parents d’élèves,...).

7. RISQUES POUR LA SANTÉ

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Tableau n°57 RG : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail.
    • Le plus généralement ces TMS touchent les membres supérieurs tels que les épaules et les poignets et sont liés à l’écriture sur le tableau. 

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Sécheresse des mains, allergie, asthme, à la poussière de craies. 
  • Troubles ORL : Dysphonie
  • Risques psychosociaux (RPS) : stress, burn-out, dépression, traumatismes psychologiques. Ces RPS peuvent être dû à des agressions physiques ou verbales ou/et à une charge de travail trop importante combinée à des contraintes de temps. Il n’existe pas de tableaux de maladies professionnelles liés aux risques psychosociaux. Cependant certaines maladies en lien avec les RPS peuvent être reconnues d’origine professionnelle comme la dépression sévère, l’anxiété généralisée et certains cas de syndrome post traumatique.

8. SURVEILLANCE MEDICALE

8.1. RÉGLEMENTATION DE LA SURVEILLANCE DE LA SANTÉ AU TRAVAIL 

8.1.0. Généralités

  • La surveillance médicale des salariés en France est obligatoire avec des modalités variables
  • Depuis le 1er janvier 2017, en fonction de l’analyse des risques et de sa situation personnelle le salarié relève :
    • Soit d’une visite d’information et de prévention (VIP) assurée par un professionnel de santé
    • Soit d'un suivi individuel adapté (SIA)
    • Soit d’un suivi individuel renforcé (SIR) assurée par le médecin du travail. 
  • Sauf cas particulier  (personne handicapée, exposition à des risques spécifiques) le professeur des écoles relève d'une visite d'information et de prévention selon les modalités prévues dans la fonction publique (en principe tous les 2 ans). 

8.1.1. Les salariés doivent bénéficier

  • D’une étude de poste
  • D’une visite d'embauche, de visites de suivi systématique (avec dépistage des maladies contagieuses tous les 2 ans - Art L541-2 du code de l'éducation), de visites à leur demande si nécessaire
  • D’examens complémentaires si nécessaire

8.2. CONTENU DE LA SURVEILLANCE MÉDICALE 

  • Clinique : Visite d'information et de prévention (VIP) assurée par un professionnel de santé et comportant :
    • Un interrogatoire sur les conditions de travail, le mode de vie ; 
    • La recherche d'antécédents allergiques, de pathologies chroniques, d’addictions ; d'infections digestives ou ORL
    • Un examen clinique avec la surveillance de l'indice corporel (IMC = P/T²), de l'audition, de la vision, de l’état cutané, ostéoarticulaire (recherche de TMS et/ou de troubles de la statique), de l'état cardiovasculaire, de l'état veineux, de l'état respiratoire, 
    • Un bilan du stress, éventuellement
    • Des conseils de santé et sécurité, etc....
  • Examens complémentaires
    • Selon le cas examen approfondi de la vue (acuité visuelle, réfraction, vision des couleurs, champs visuel…)
  • Vaccinations
    • Rappel antitétanique conseillé tous les 20 ans entre 25 et 65 ans et tous les 10 ans avant ou après ces âges.
    • Grippe, Covid
  • Suivi post-professionnel : néant sauf expositions particulières
  • Dossier médical : 
    • La tenue d'un dossier médical est obligatoire. Ce dossier peut être consulté par le salarié.
    • Il doit contenir les informations :
      • Sur les postes occupés et les risques liés à ces postes
      • Le résultat des visites médicales et des examens complémentaires
    • Pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical mais la prescription en matière de responsabilité médicale est de dix ans à compter de la date de consolidation d'un dommage éventuel

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTÉRIEUR

  • Pour les habitations à proximité d’une école : nuisances sonores lors des récréations (cris des enfants, sonnerie).
  • Présence de nombreuses voitures et de bus dans la rue pouvant perturber la circulation lors de l’arrivée et du départ des élèves le matin, le midi et à la fin de la journée.
  • risque d'attentat. 

10. ACTIONS PREVENTIVES

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Etude des gestes et postures, éventuellement par kinécamera : marche, station debout avec piétinement, élévation du bras pour l'écriture au tableau ....
  • Relevé des paramètre physique de la classe : température, bruit de fond, taux d'humidité, qualité de l'éclairage..
  • Analyse de la charge de travail et de sa variation dans l'année scolaire

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

TECHNIQUE

  • Construction d'écoles avec des classes correctement insonorisées, correctement chauffées et ventilées
  • Matériel de bureau ergonomique (notamment un siège)
  • Suppression des tableau à craie
  • Mobilier de classe équipés de patins antibruit

ORGANISATIONNELLE

  • Calendrier scolaire rationnel
  • Alternance de temps calme et de leçons pour reposer la voix
  • Fermeture de l’école à clef pour lutter contre le risque intrusion (terroriste, personne malveillante,...).
  • passage régulier de la commission de sécurité pour les écoles de 4eme catégorie (+ de 200 personnes).
  • Mise en place et respect du plan vigipirate.
  • Soutien de la hiérarchie à son personnel.

10.3. PRÉVENTION INDIVIDUELLE

  • Ne pas forcer sa voix
  • Savoir prendre du recul
  • savoir demander de l'aide 

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Sur l'évaluation et la prévention des risques professionnels
  • Sur les risques inhérents aux activités d'enseignement
  • Sur le traitement des situations de violences et de harcèlement
  • Sur les aides pédagogiques
  • Sur le tabagisme, l'alcoolisme et la toxicomanie (art L2325-2) du code de la santé publique 

11. RÉGLEMENTATION

11.0. LES GRANDS TEXTES INTERNATIONAUX ET EUROPÉENS

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

  • Statut de la fonction publique : Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et les textes suivants

11.2. RECOMMANDATIONS

11.3. NORMES

  • Normes pour les établissements accueillant du public
  • Normes de construction des établissements scolaires
  • Voir les normes AFNOR pour le matériel scolaire : NF mobilier éducation
  • Normes et référentiels pédagogiques 

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

  • Pas de convention collective pour les agents de la fonction publique qui disposent d'un statut
  • Il existe une convention collective nationale de l'enseignement privé indépendant du 27 novembre 2007 - Jo n° 3229
  • Convention collective de travail des professeurs de l'enseignement secondaire libre enseignant dans les établissements hors contrat et dans les établissements sous contrat mais sans être contractuels du 23 juillet 1964

12. DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE

Sur le métier :

  • ROME Les fiches métiers K2106 Enseignement des écoles  (Pôle emploi) (2009)
  • Classification Internationale Type des professions (CITP-08) : 2341 instituteurs, enseignement primaire (O.I.T.) (2008)
  • Classification INSEE des professions (PCS 2003) : 421b Professeur des écoles  (INSEE) (2003)
  • Devenir enseignant.gouv.fr : Etre professeur des écoles

Sur les dangers et les préventions :

13. ADRESSES UTILES

RÉDACTION

  • AUTEURS : Gabrielle SUIRE étudiante en DUT Hygiène Sécurité Environnement à Niort (Université de Poitiers 86)
  • DATE DE CRÉATION : Février 2021
  • RELECTEURS :
  • DERNIÈRE MISE À JOUR : 

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Nettoyeur de scène de crime

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°474

ROME : k2204 - ROME : K2305  CITP-08 : 9129 INSEE : 684a

1. INTITULÉS SYNONYMES OU APPARENTES

  • Nettoyeur, spécialiste en décontamination ou “cleaner” dans les pays anglo-saxons ;

2. DÉFINITION

  • On appelle nettoyeur de scène de crimes, toutes les personnes intervenant pour nettoyer des lieux où il y a eu un ou des morts, que ça soit de manière naturelle, par des suicides ou lié à un crime. On dit qu’ils interviennent après la “levé de corps”, c’est-à-dire lorsque le corps a été retiré des lieux par des équipes spécialisées (employés des pompes funèbres spécialisés).
  • Le nettoyeur de scène de crime, intervient 
    • sur toutes les scènes ayant accueilli un défunt, dans n’importe quel état (décomposition, quelque heures ou quelques jours après la mort etc.) 
    • et également pour nettoyer des logements insalubres (voir détail de l’activité ci-après).
  • leur rôle est de nettoyer les lieux pour éviter les dangers sur la santé pour les prochains occupants des lieux où le public.
  • De manière générale, l’activité d’un nettoyeur de scène de crime est de nettoyer, décontamination, désinfecter, désodoriser et débarrasser. L’intervention de nettoyeur de scène de crime permet de nettoyer un espace (maison, appartement, voiture etc) et d’éliminer tous les agents pathogènes pouvant présenter un risque pour la santé et la sécurité des futurs occupants.

    Tout lieux où un corps à été retrouvé peut contenir en plus ou moins grande quantité, des liquides biologiques potentiellement dangereux et qui freinent l’occupation du lieu. En effet, après le décès d’une personne, le corps gonfle, c’est la phase dite de "gazage", les tissus se déchirent et une expansion de fluides biologiques qui proviennent des orifices naturels (eau, excrément, urine, sang etc.). Il est donc nécessaire de nettoyer et de désinfecter toutes les surfaces du lieu concerné, du sol au plafond et toutes les parois (parquet, moquette, meubles etc.).

    Pour toutes les interventions après un décès (mort tardive, suicide, scène de crime) : les nettoyeurs interviennent seulement après la “levé de corps”, c’est-à-dire, l’action de déplacer le corps d’un défunt du lieu du décès par les services des pompes funèbres.

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • Agent de propreté et d’Hygiène ou CAP agent de propreté et d’Hygiène. Au cours de cette formation, l’élève apprend toutes les techniques de nettoyage et de gestion des déchets.
  • Pour être nettoyeur de scènes de crime il faut avoir une certification 3D (dératisation, désinsectisation, désinfection).

4. ACTIVITÉ PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITÉ

  • Statut :
    • Le nettoyeur est la plupart du temps un salarié d'une entreprise spécialisée. Il est rarement à son compte.
    • D’après Le Parisien, il n’y aurait que 8 sociétés en France spécialisées dans le nettoyage de scène de crime. Ces sociétés interviennent pour la plupart dans toute la France ou, pour certaines, dans une région précise. Elles sont principalement privés.
  • Lieux et locaux :
    • Les nettoyeurs peuvent intervenir dans tout type de lieux où s’est déroulé un crime : une maison, un appartement, un garage, une cave, un véhicule etc.
    • le nettoyeur fréquente également les locaux de l'entreprise pour les démarches administratives, l'approvisionnement en produits et en matériel, pour des réunions ...
    • L'activité n'est pas sédentaire. Le salarié peut être amené à se déplacer voire à découcher. 

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITÉ

Les missions varient selon le type d’entreprise, la fonction et le niveau du responsable. Cependant, la plupart des interventions sont les suivantes et elles se font toujours en équipe

Circonstances d'intervention

  • Après un décès de découverte tardive : Il s’agit des lieux où des corps ont été retrouvés longtemps après le décès. Les corps en état de décomposition, induit un risque de contamination et une odeur persistante par la présence de liquides biologiques, de germes et de parasites ;
  • Dans des logements habités par des personnes atteinte du syndrome de Diogène : Il s’agit d’une maladie caractérisée par un trouble du comportement et une négligence extrême pour l’hygiène et la propreté de son propre logement qui conduisent à des conditions de vie insalubres (elle est peu connue et est surtout présente chez les personnes âgées) ;
  • Dans des logements insalubres avec présence d'insectes et de rongeurs nuisibles
  • Après un crime ;
  • Après un suicide ;
  • Après un sinistre ; 

Déroulement du nettoyage

  • 1ère étape : Les nettoyeurs prennent connaissance des détails de l’intervention et préparent le matériel nécessaire qu’ils transportent dans leurs véhicules. Ils se déplacent ensuite, de l'entreprise jusqu’au lieu de l’intervention.
  • 2ème étape de l’intervention : Les nettoyeurs s’équipent ou finissent de s’équiper de manière complète avec leurs EPI (Équipements de Protection Individuel) et prépare leur matériel à l’entrée du lieu à nettoyer.
  • 3ème étape :
    • Observation complète du lieu d’intervention : prises de photos avec tous les différents objets, mobilier, vêtements potentiellement contaminés.
    • Si un propriétaire est sur les lieux, visite de la maison avec lui pour repérer plus facilement les traces de fluides biologiques, mais aussi, pour savoir s’il souhaite conserver des objets personnels (le reste des objets, mobilier etc. sera incinérés).
    • Prises de notes sur un calepin pour retenir toutes les zones à nettoyer. Tout cela dans le but d’évaluer l’ampleur du nettoyage et de la désinfection.
  • 4ème étape : Création de zones spécifiques :
    • Zone de contrôle : où le nettoyage va avoir lieu, il s’agit des zones potentiellement contaminés ;
    • Zone tampon : où les techniciens traitent et conditionnent les déchets (Sacs DASRI, boîte en carton, sac plastiques etc.) ;
    • Zone propre : où seront mis tous les objets nettoyés et désinfecté set les boîtes DASRI pleines (à l’extérieur de la maison par exemple ou dans un endroit qui n’a pas été contaminé par des fluides biologiques) ;
  • 5ème étape : élimination du danger biologiques et des structures contaminés :
    • Nettoyage : Les techniciens retirent tous les fluides et matériaux biologiques, ainsi que leurs traces. Ainsi, ils passent de fond en comble toute la maison (ou le lieu du sinistre) pour nettoyer les mobiliers par exemple, pour jeter les objets et déchets souillés (dans les sacs DASRI). Ce nettoyage implique de devoir découper ou démonter le parquet, les mobiliers pour éliminer les traces de liquides biologiques qui auraient pu se répandre. Pour cela, ils utilisent de nombreux outils décrits plus loin.
    • Désinfection : Traitement de la zone de contrôle par des désinfectants puissants ;
    • Désodorisation : Utilisation d’un désodorisant d’assainissement et plus précisément d’un purificateur d’air (thermonébulisateur) ;
  • 6ème étape :
    • Après le nettoyage complet des lieux, les techniciens vont prendre en photos les lieux en guise de comparaison avec l'état des lieux avant le nettoyage.
    • Ils vont ensuite jeter tous leurs EPI à usage unique et désinfecter tous les autres EPI pour ne pas propager les agents biologiques.
    • Ils vont ensuite transporter les fûts DASRI pour les envoyer à l’incinérateur.

 Coût

  • Des interventions peuvent durer jusqu’à 3 jours pour une somme qui peut aller jusqu’à 15.000 € voir 20.000€, en fonction des dégâts. Plus il y a de dégât, plus il y a de surfaces à nettoyer, les techniciens y passent plus de temps et d’avantages de fûts DASRI qui seront ensuite envoyés à l’incinérateur
  • Le traitement des fûts DASRI coûte extrêmement cher : 1 tonne de DASRI coûte entre 500 et 1500€ ce qui est 3 à 5 fois plus que des déchets ménagers et assimilés : entre 150 et 200€.

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISÉS

  • Calepin / Papiers / Crayons : pour la prise de note au tout début de l’intervention ;
  • Meuleuse : Pour découper le parquet où des déchets biologiques pourraient avoir coulés en dessous ;
  • Boîte/Fût/Poubelles DASRI (Déchets d’Activités de Soin à Risques Infectieux) : Où seront conditionnés tous les objets, vêtements, draps etc. souillés par des fluides biologiques. Dans ces fûts, seront aussi mis tous les liquides biologiques aspirés par l’aspirateur spécialisé.
  • Sac plastique ;
  • Boîte de polypropylène pour les déchets infectieux piquants ou tranchants ;
  • Balais-brosse ;
  • Aspirateur ;
  • Pulvériseur (Machine et produit désinfectant AFNOR de norme CE) dont le produit est fongicide, virucide et bactéricide garantie à 100% selon les normes hospitalières ;
  • Tests de fluorescence de l’adénosine triphosphate (permet de contrôler la concentration en bactéries dans des substances ou surfaces) ;
  • Raclette ;
  • Tournevis : Pour démonter / Dévisser des meubles ou accessoires pouvant potentiellement contenir des agents biologiques ;
  • Purificateur d’air autrement appelé : Thermonébulisateur utilisant une méthode de désinfection par voie aérienne (utilisant un produit très puissant dont seule ces entreprises ont la possession) : principe de traitement en fumigation ;

4.4. PRODUITS ET MATÉRIAUX UTILISÉS

  • Produit très puissant du purificateur d’air ;
  • Produit désinfectant AFNOR du pulvérisateur ;
  • Gel hydroalcoolique ;
  • Sac plastique étanche ;

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • les agents de nettoyage travaillent en relation avec les employées des pompes funèbres publiques chargés de réquisitionnés des corps dans des états et situations insoupçonnées.
  • Ils sont en relation avec des organismes de sécurité tels que la gendarmerie, la police nationale, la police technique et scientifique (SDPTS, INPS & IRCGN), les sapeurs-pompiers et services d’urgences (SAMU et SMUR).
  • Ils travaillent en collaboration avec des laboratoires spécialisés en fourniture de produits comme ANIOS par exemple, expert en désinfection ;
  • Ils peuvent être en relation avec les familles.

4.6. EXIGENCES PARTICULIÈRES

  • Avoir une bonne résistance mentale ;
  • Avoir une bonne qualité d'écoute et rester neutre ;
  • Avoir une bonne aptitude physique ;
  • Garder le contrôle de soi (langage et attitude) / Maîtriser ses émotions / Sang-froid ;
  • Etre rigoureux ;
  • Faire preuve de discrétion ;
  • Etre rapide et efficace dans ses interventions ;

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPÉS

  • Ce métier est très peu compatible avec les travailleurs handicapés mais un poste administratif reste possible dans les locaux de l’entreprise par exemple.

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • Syndicaliste ;
  • Chef d’entreprise ;
  • Pratiquer la dératisation, la désinsectisation et d’une façon plus générale la lutte contre les nuisibles ;
  • Chef d’équipe ;

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Chute de plain pied sur le lieu de désinfection avec du mobilier ou des objets se trouvant au sol ;
  • Accident de la route entre les locaux de l’entreprise de nettoyage et le lieux de la désinfection ;
  • Coupures ou piqûres lors de manutention d’objets, de déchet, de la meuleuse ;

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Odeur très désagréable (odeur des selles, de la mort, des moisissures, de l’urine, du sang etc.) ;
  • Bruit des appareils : thermo-nébulisateur, meuleuse 
  • Travail avec port d’EPI et d’une combinaison : travail éprouvant ;
  • Postures inconfortables durant le nettoyage au sol ;

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Produit utilisé dans le thermo-nébulisateur ;
  • Produit utilisé dans le pulvérisateur ;
  • Produits de nettoyage ;

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Rongeurs et autres animaux nuisibles (rats, souris ...) 
  • Insectes variés : coques, mouches et asticots, blattes, mites ...
  •  Sang et les liquides biologiques contaminés avant ou après le décès  par :
    • des parasites : poux, gale, puces
    • des champignons : 
    • des bactéries : Escherichia coli, staphylocoques dorés, salmonelles, listeria, méningocoques, tuberculose
    • des virus : hépatite B, hépatite C, Sida

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

Charge mentale importante en rapport avec :

  • Le manque de reconnaissance ;
  • L’exigence émotionnelle devant la détresse des clients ;
  • Le travail en urgence ;
  • Le travail en sécurité qui implique une grande rigueur vis-à-vis des nombreux dangers de la profession ;
  • les horaires irréguliers : ils peuvent intervenir 7j / 7 et 24h/24. Ils sont parfois appelés en urgence.
  • Rythme très variable : parfois, beaucoup de scène à nettoyer sur une période donné et parfois, beaucoup moins ;
  • Travail en équipe ;
  • Travail de nuit ou de week-end ;

7. RISQUES POUR LA SANTÉ

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Toutes maladies pouvant être provoqué par les agents biologiques :
  • Tableau n°76 RG : Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractées en milieu d'hospitalisation et d'hospitalisation à domicile ;
  • Tableau n°45 RG : Infections d'origine professionnelle par les virus des hépatites A, B, C, D et E ;
  • Tableau n°40 RG : Affections dues aux bacilles tuberculeux et à certaines mycobactéries atypiques ;
  • Tableau n°98 RG : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes ;
  • Il est important de préciser que le risque reste minime devant l’étendu des équipements de protection mis à disposition des nettoyeurs.

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Troubles du sommeil ;
  • Troubles psychologiques, stress ;
  • Conduites addictives ;

8. SURVEILLANCE MEDICALE

8.1. REGLEMENTATION DE LA SURVEILLANCE DE LA SANTE AU TRAVAIL (Code du travail R 4624-10 et suivants)

8.1.0. Généralités

  • Depuis le 1er janvier 2017, en fonction de l’analyse des risques et de sa situation personnelle, le salarié relève 
    • Soit d’une visite d’information et de prévention (VIP) assurée par un professionnel de santé
    • Soit d'un suivi individuel adapté (SIA)
    • Soit d’un suivi individuel renforcé (SIR) assurée par le médecin du travail. 
  • En raison de son exposition aux risques biologiques et aux agents chimiques dangereux, voire CMR (cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction) le nettoyeur en scène de crime relève d'un suivi médical renforcé.

8.1.1. Les salariés doivent bénéficier

  • D’une étude de poste ;
  • D’une visite d'embauche, de visites de suivi systématique, de visites à leur demande si nécessaire
  • D’examens complémentaires ;

8.2. CONTENU DE LA SURVEILLANCE MÉDICALE (Voir Art R 4542-17 à 19 du code du travail)

CLINIQUE

  • Visite médicale d'aptitude au poste effectuée par le médecin du travail avant l'affectation au poste et nécessitant la délivrance une fiche d'aptitude. La visite comprend : 
    • Un interrogatoire sur les conditions de travail, le mode de vie ;
    • La recherche d'antécédents allergiques, de pathologies chroniques, d’addictions, d'infections digestives ou ORL ;
    • Un examen clinique avec la surveillance de l'indice corporel (IMC = P/T²), de l'audition, de la vision, de l’état cutané, ostéoarticulaire (recherche de TMS et/ou de troubles de la statique), de l'état cardiovasculaire, de l'état veineux, de l'état respiratoire ;
    • Un bilan du stress, éventuellement ;
    • Des conseils de santé et sécurité, etc....
  • Visite médicale périodique tous les 4 ans avec une visite intermédiaire réalisée par un professionnel de santé et effectuée au plus tard 2 ans après la visite d'aptitude

EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

  • Contrôle de la vision et de l’audition ;

VACCINATIONS (Articles L.3111-4 et 3112-1 du Code de la Santé publique)

  • Hépatite B ;
  • Covid-19 ;
  • Diphtérie ;
  • Tétanos ;
  • Poliomyélite ;
  • Grippe ;
  • Fièvre typhoïde ;
  • Tuberculose ;

SUIVI POST PROFESSIONNEL

  • En fonction de l'exposition aux risques chimiques

DOSSIER MÉDICAL 

  • La tenue d'un dossier médical est obligatoire. Ce dossier peut être consulté par le salarié.
  • Il doit contenir les informations :
    • Sur les postes occupés et les risques liés à ces postes
    • Le résultat des visites médicales et des examens complémentaires
  • Pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical mais la prescription en matière de responsabilité médicale est de dix ans à compter de la date de consolidation d'un dommage éventuel

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTÉRIEUR

  • Déversement des eaux contaminées en extérieur en cas de fuites lors du nettoyage
  • risque de dispersion des nuisibles à l'occasion de l'intervention
  • De manière générale, il y a très peu de nuisance faite à
  • De plus, l’incinération des déchets DASRI libèrent du dioxyde de carbone dans l’air. ;

10. ACTIONS PREVENTIVES

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Demande de résultats quant à la recherche de pathologies transmissibles sur les personnes décédées ;
  • Prélèvements de l'air et des surfaces pour déterminer les polluants
  • Etude des planning
  • Evaluation des kilomètres effectués  
  • Etude des fiches de données de sécurité des produits utilisés et repérage des produits CMR, toxique, irritant, corrosif etc.

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

TECHNIQUE

  • Substituer aux produits CMR chaque fois que c'est possible des produits moins toxiques
  • Utilisation d'aides à la préhension et à la manutention
  • Utilisation de produits aux normes françaises ou européennes

ORGANISATIONNELLE

  • Vérification périodique du matériel, des outils et des EPI utilisés pour les interventions
  • Rédaction de procédures claire
  • Temps suffisant laissé aux opérateurs pour le respect des procédures quant à l’arrivée sur les lieux, la création des différentes zones,  et le retour de l’intervention ;
  • formation et respect des procédures de versements des liquides biologiques dans les fûts DASRI (pour éviter les éclaboussures) ;

10.3. PRÉVENTION INDIVIDUELLE

  • Protection contre le bruit ; 
  • Gants latex ;
  • Blouse ;
  • Surchaussure (sous forme de bâche) ;
  • Lunette de protection ;
  • Masque FFP2 ou autre masque de protection respiratoire ;
  • Scotch entre gants et blouse, et entre surchaussures et blouse (pour ne laisser aucun contact avec la peau) ;

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Certification 3D (dératisation, désinsectisation et désinfection) ;
  • Permis de transport de déchets médicaux ;
  • Enregistrement des transporteurs de déchets médicaux biologiques dangereux ;
  • Permis de spécialiste des déchets de scène de traumatisme ;
  • Enregistrement des transporteurs de déchets biomédicaux ;
  • Permis de transporteur de déchets infectieux ;
  • Certificat de licence de transporteur de déchets dangereux ;

11. RÉGLEMENTATION

11.0. LES GRANDS TEXTES INTERNATIONAUX ET EUROPÉENS

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Code de l’Environnement :

Code de la Santé Publique :

  • Article R1335-1 & s : sur les DASRI ;
  • Articles L.3111-4 et 3112-1 : Vaccinations obligatoires pour certaines profession ;
  • Décret 97-1048 et arrêté ADR du 11 décembre 2000 : relatifs aux DASRI, aux déchets assimilés et aux conditions d’entreposage ;
  • Décret 97-1048 et arrêté ADR du 11 décembre 2000 : relatifs aux DASRI, aux déchets assimilés et aux conditions d’entreposage ;
  • Arrêté du 7 septembre 1999 fixe les fréquences d’enlèvement des DASRI ;
  • Arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôles des filières d’élimination des déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilées à des pièces anatomiques ;

Code du Travail :

  • Article L4141-2 : Obligation du chef d'établissement d'organiser une formation pratique et appropriée en matière de sécurité, au bénéfice des travailleurs qu'il emploie ;
  • Le risque chimique : Art R 44111-1 à R4462-36
    • Agents chimiques dangereux : Art 4412-1 à 57
      • dont Article R. 4412-2 ;Définition d’un agent chimique
      • dont Articles R4412-1 à R4412-11 : Prévention du risque chimique
      • dont Articles R4512-6 à R4512-10 : Plan de prévention ;
    • Agent CMR : Art R4412-59 à 93
      • dont R4412-60 : définition d' un agent cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction
      • dont Art R 4412-70 :  Prévention
  • Le risque biologique Art R 4421-1 à R 4427-5 
    • dont Art R. 4421-2 ;Définition des agents biologiques
    • dont Art R. 4421-4 Définition des agents biologiques pathogènes : 

11.2. RECOMMANDATIONS

  • Solidarité-sante.gouv.fr : Guide des bonnes pratiques pour une bonne gestion des déchets produits par les établissements de santé et médico-sociaux

11.3. NORMES

  • Normes AFNOR sur l'utilisation de la machine et du produit pour la désinfection des scènes de crime ;
  • Normes hospitalières concernant l’efficacité du produit utilisé (contre les champignons, bactéries et virus) ;

⇒ Relatives aux déchets infectieux :

  • Norme NFX30-506 sur les sacs DASRI ;
  • Normes NFX30-500 et NFX30-505 pour la gestion des déchets coupants, piquants ou tranchants ;
  • Normes NFX30-507 et NFX30-501 pour la gestion des déchets mous ;

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

  • Convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés du 26 juillet 2011 ;

12. DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE

 Sur les risques et les préventions

13. ADRESSES UTILES

RÉDACTION

  • AUTEUR(S) : Evan PICORIT, étudiant en DUT Hygiène Sécurité Environnement à Niort - Université de Poitiers 86
  • DATE DE CRÉATION : Février 2021
  • RELECTEURS : 
  • DERNIÈRE MISE À JOUR : 

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Sapeur-pompier : GRIMP

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°473

ROME : K1705 CITP-08 : 5411 INSEE : 533a

1. INTITULÉS SYNONYMES OU APPARENTES

  • Sapeur-pompier GRIMP (Groupe de Recherche et d’Intervention en Milieux Périlleux),
  • Sauveteur GRIMP (IMP1), Chef d’unité GRIMP (IMP2), Conseiller technique GRIMP (IMP3).

2. DÉFINITION

  • La spécialité GRIMP permet aux sapeurs-pompiers d’intervenir en matière de reconnaissance et de sauvetage dans les milieux naturels et artificiels où les moyens traditionnels des sapeurs-pompiers sont inadaptés, insuffisants ou dont l’emploi s’avère dangereux en raison de la hauteur ou de la profondeur et des risques divers liés au cheminement.
  • Ainsi, ce groupe intervient principalement dans des lieux urbains (et ruraux) complexes, caractérisés par la verticalité des infrastructures, en évolution constante et générant de nombreux chantiers en hauteur mais aussi en souterrain.
  • Sont exclues de ce champ d’application les opérations relevant du domaine du secours en montagne, du secours spéléo et les opérations réalisables avec le lot de sauvetage et de protection contre les chutes (LSPCC) utilisé en temps normal par les pompiers non spécialisés.

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • Formation initiale de sapeur-pompier professionnel (SPP) ;
  • Les postes de base (hommes du rang) et les postes d'encadrement (officier) sont accessibles par concours interne ou externe ;
  • Le recrutement se fait au niveau des SDIS (service départemental d'incendie et de secours) après une formation initiale ;
  • Une excellente santé est indispensable ;
  • La qualification est maintenue grâce à la Formation annuelle de Maintien des Acquis (FMA) ;
  • Les différents niveaux :
    • IMP1 : 2h de formation (réalisation d’un parcours, erreur éliminatoire) :
      • Prise de contact avec le vide sur des hauteurs variant progressivement ;
      • Approche des techniques d’évolution sur corde à l’air libre ;
      • Responsabilisation et sensibilisation aux techniques de sécurité ;
      • Développement des capacités d'intégration au sein d'un groupe opérationnel constitué (GRIMP).
    • IMP2 : 80h de formation :
      • Maîtrise des techniques d'évolution individuelle et des règles de sécurité ;
      • Connaissance des manoeuvres de sauvetages ;
      • Capacité à remplir toutes fonctions d'exécution au cours de ces manoeuvres ;
    • IMP3 : 80h de formation :
      • Capacité à élaborer une tactique opérationnelle ;
      • Maîtrise des techniques de sauvetage ;
      • Diriger et gérer une unité GRIMP lors des opérations ;
      • Capacités à animer et encadrer les formations, les entraînements et les tests annuels.
  • Il existe également des groupes militaires spécialisés GRIMP
    • A la BSPP (Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris) : Le groupe spécialisé GRIMP couvre une zone s’étendant sur tout Paris et la petite couronne. Il s’agit de pompiers militaires (ils font partie de l’armée de terre).
    • Au BMPM (Bataillon des Marins Pompier de Marseille) : Le groupe spécialisé en GRIMP intervient dans la commune de Marseille. Tout comme les pompiers de Paris, les marins pompiers de Marseille sont militaires. Ils font partie de la Marine Nationale.

4. ACTIVITÉ PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITÉ

  • Statut : le sapeur pompier GRIM est soit un salarié en CDI d'un SDIS, soit un militaire de l'armée de terre (à la BSPP) où de la marine (au BMPM)
  • Lieux de présence
    • Caserne de pompiers (lieu de vie)
    • Lieux d'intervention
      • Immeubles et bâtiments de grande hauteur ;
      • Sur les chantiers (bâtiments de grande hauteur en construction, et les grues) ;
      • Dans les montagnes, crevasses ;
    • Lieux d’entraînement des équipes GRIMP appelé “Sites de formation pratique” :
      • Sites artificiels ;
      • Sites naturels ;

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITÉ

Organisation générale

  • La spécialité GRIMP est exercée seulement par les pompiers professionnels et les militaires (BSPP, BMPM).
  • Le GRIMP peut être engagé de deux manières sur une intervention,
    • soit de manière immédiate (1er départ) si la nécessité est connue lors de l’appel
    • ou bien en renfort sur par exemple en secours à personne intervention lorsque le bilan médical de la victime nécessite une prise en charge spécifique (transport à l'horizontal, surpoids…).
  • Il arrive parfois que l’équipe GRIMP soit composée de sapeurs-pompiers de différentes casernes, dans ce cas une caserne est choisie pour partir avec le VGRIMP et les autres se rendent sur le lieu de l’intervention en Véhicule Léger afin de compléter l’équipe.
  • Lors de l’arrivée de l’équipe GRIMP sur les lieux, le chef d’unité GRIMP (chef d'agrès) prend en compte la situation, échange avec le chef des opérations arrivé en amont sur les lieux (chef d'agrès VSAV, chef d'agrès FPT ou le chef de groupe si un est présent)

Répartition des tâches

  • Au sein du GRIMP chaque individu à une fonction bien définie selon son niveau de formation. Il existe 3 rôles pour le groupe d’intervention du GRIMP. Le GRIMP intervient toujours en équipe de 3 minimum, cette équipe peut être formée à partir de sapeurs-pompiers de différentes casernes.
  • Sauveteur GRIMP :
    • Il a une formation IMP1 ;
    • Il réalise les sauvetages et les reconnaissances en milieux périlleux. Ses activités principales sont :
      • L'équipement de sites dans le cadre de l'opération ;
      • L'exécution de reconnaissances ;
      • L'exécution d'un sauvetage.
  • Chef d’unité GRIMP :
    • Il a une formation IMP2 ;
    • Il conduit et coordonne les interventions en milieux périlleux. Ses activités principales sont:
      • La direction technique des opérations ;
      • La formation des sauveteurs GRIMP ;
  • Conseiller technique GRIMP :
    • Il a une formation IMP3 ;
    • Il prend en compte les activités départementales liées à la spécialité. Ses activités principales sont :
      • Le conseil au directeur départemental des services d'incendie et de secours ;
      • L'organisation et le suivi de la formation des personnels de la spécialité GRIMP.
    • Il peut intervenir sur les interventions de grandes ampleurs pour organiser les équipes du GRIMP ;

 Rôle du GRIMP

De manière générale, le GRIMP intervient pour des missions particulières tel que le secours en paroi, les translations, le secours en puits ou les manœuvres hélitreuillées.

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISÉS

  • VGRIMP ou FGRIMP (Véhicule/ Fourgon Groupe d’Intervention en Milieu Périlleux) ;
  • Cordage ;
  • Mousquetons ;
  • Treuils ;
  • Civières ;
  • Lampe ;
  • Dévidoirs à corde ;
  • harnais de sécurité ;
  • Hélicoptère ;
  • matériel de spéléologie ;
  • matériel de montagne ;
  • Mousquetons ;
  • Civière ;
  • Masque ;
  • Montre ;
  • Radio ;

4.4. PRODUITS ET MATÉRIAUX UTILISÉS

  • Cordes ;
  • Poulie ;
  • Descendeur de type 8 ;

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Ils interviennent en collaboration avec leurs collègues sapeurs-pompiers qui font appel à leur aide sur des interventions spéciales ;
  • Ils peuvent aussi travailler en collaboration avec la gendarmerie, le SAMU, le SMUR ou encore la police ;
  • Ils peuvent être en contact avec les élus locaux, les victimes et leur famille, le public, les journalistes ....

4.6. EXIGENCES PARTICULIÈRES

  • Avoir une bonne résistance mentale ;
  • Avoir une bonne condition physique ;
  • Avoir une bonne qualité d'écoute et rester neutre ;
  • Savoir garder son sang-froid ;
  • Etre rigoureux ;
  • Faire preuve de rapidité et efficacité d’intervention ;
  • Ne pas avoir peur du vide ;
  • Ne pas être claustrophobe ;

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPÉS

  • Ce travail n’est pas adapté aux travailleurs handicapés.

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • Escalade ;
  • Spéléologie ;
  • SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) ;
  • Armée (BSPP, BMPM, Sécurité civile UIISC) ;
  • Sauveteur en montagne ;

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Accident de la route ;
  • Coupure ;
  • Brûlure ;
  • Happement ;
  • Chute de hauteur ;
  • Chute de plain pied ;
  • Trouble musculo-squelettiques (TMS) ;
  • Ecrasement ;
  • Traumatisme de suspension ;

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Travail face aux intempéries ;
  • Travail de nuit ;
  • Contrainte posturale (allongé, à genoux, accroupis, suspendu, debout…) ;
  • Bruit (engins pompiers, ordres, plaintes des victimes…) ;
  • Travail en milieu confiné (Grotte, crevasse…) ;
  • travail en hauteur ;

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Gaz d’échappement ;

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Contamination par le sol : Tétanos ; 
  • Contamination par exposition au sang des victimes : Hépatite B, Sida 
  • Contamination par voie aérienne : Virus de la grippe, COVID19…) ;

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Vigilance ;
  • Contraintes psychologiques (stress) ;
  • Prise de décision ;
  • Esprit de sécurité ;
  • Maîtrise de soi ;
  • Sens spatial ;
  • Travail de nuit, horaires irrégulières , amplitude des horaires, attentes importantes ;
  • Charge de travail variable ;
  • Instabilité familiale
  • Vie en caserne ;

7. RISQUES POUR LA SANTÉ

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Tableau n°57 RG : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail ;
  • Tableau n°97 RG : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier ;
  • Tableau n°98 RG : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes ;

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Traumatisme de suspension (lié au travail en harnais sur un temps prolongé) ;
  • Fatigue nerveuse et auditive liée au bruit (matériel du véhicule, circulation routière) ;
  • Troubles du sommeil, polytraumatisme psychologique, trouble anxio-dépressif ;
  • Trouble de l'hydratation ;
  • Trouble de l'alimentation ;
  • Conduite addictive ;
  • Répercussion socio-familiale ;
  • Bore out ;
  • Burn out ;
  • Augmentation de la fréquence des cancers (vessie, testicules...) ;

8. SURVEILLANCE MEDICALE

8.1. RÉGLEMENTATION DE LA SURVEILLANCE DE LA SANTÉ AU TRAVAIL 

8.1.0. Généralités

La surveillance médicale des sapeurs-pompiers professionnels et des sapeurs pompiers volontaires est codifiée dans l'arrêté du 6 mai 2000 qui fixe les conditions de l'aptitude médicale pour les sapeurs pompiers professionnels et volontaires qui doivent passer une visite de recrutement ainsi qu'une visite de maintien en activité. Les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires peuvent en outre passer une visite de titularisation. Ces visites médicales ne peuvent être réalisées que par des médecins sapeurs-pompiers habilités.

8.1.1. Les salariés doivent bénéficier

  • D’une étude de poste ;
  • D’une visite d'embauche, de visites de suivi systématique, de visites à leur demande si nécessaire ;
  • D’examens complémentaires si nécessaire ;

8.2. CONTENU DE LA SURVEILLANCE MÉDICALE 

VISITE MÉDICALE

  • Examen initial
    • Le candidat à un premier emploi de sapeur-pompier professionnel ou à un premier engagement de sapeur-pompier volontaire doit présenter :
      • des paramètres anthropométriques et une condition physique compatibles avec une activité opérationnelle ;
      • une absence de manifestation d'hyperréactivité bronchique. Tout antécédent ou élément clinique évocateur d'allergie oto-rhino-laryngologie ou d'asthme doit faire l'objet d'un bilan orienté.
      • En cas d'antécédents de photokératectomie réfractive, il n'y a pas de contre-indication aux missions des sapeurs-pompiers sous réserve de disposer d'un certificat de cicatrisation établi par un ophtalmologue trois mois après l'intervention.
    • L'examen médical initial comprend :
      • un entretien avec recherche des antécédents familiaux et personnels, appréciant les facteurs de risques, en particulier respiratoires, cardio-vasculaires et psychologiques ;
      • un examen général avec biométrie dont les données cliniques orienteront le choix des examens biologiques
    • Pour être déclaré apte à un premier engagement de sapeur-pompier volontaire :
      • Pour un sapeur-pompier volontaire toute mission : profil B ;
      • Pour un sapeur-pompier volontaire hors incendie et pour un sapeur-pompier professionnel ou volontaire appartenant au service de santé et de secours médical du service départemental d'incendie et de secours, le profil seuil exigé est le profil D.
  • Visite de maintien en activité opérationnelle :
    • périodicité annuelle mais pouvant être portée à deux ans pour les pompiers âgés de 18 à 38 ans
    • inaptitude opérationnelle temporaire aux fonctions de sapeur-pompier en cas de grossesse
    • contenu de la visite :
      • un entretien portant sur les événements médicaux familiaux et personnels de la période écoulée depuis le précédent contrôle
      • la vérification du carnet de vaccinations
      • consultation des résultats de la surveillance physique
      • examen clinique orienté sur la recherche de facteurs de risques cardio-vasculaires, qui comprend notamment une biométrie (taille, poids, appréciation de la masse graisseuse), un contrôle de l'acuité visuelle et auditive
      • Examens complémentaires
    • Pour être maintenu en activité opérationnelle, les profils seuils exigés sont les suivants
      • 1° Pour un sapeur-pompier professionnel ou volontaire toute mission :
        • Jusqu'à trente-neuf ans, profil B ;
        • De quarante à quarante-neuf ans, profil C ;
        • Après quarante-neuf ans, profil D ;
      • 2° Pour un sapeur-pompier volontaire hors incendie et pour un sapeur-pompier professionnel ou volontaire appartenant au service de santé et de secours médical du service départemental d'incendie et de secours, le profil seuil exigé est le profil D.
      • Le profil E correspond à une activité non opérationnelle.
        • Elle impose pour le sapeur-pompier professionnel un aménagement de son poste de travail sur proposition du médecin-chef, voire un reclassement dans un autre corps, cadre d'emploi ou emploi, sans préjudice des dispositions qui régissent la fin de carrière des sapeurs-pompiers professionnels.
        • Pour le sapeur-pompier volontaire, l'acquisition du profil E entraîne l'application de l'article 44 du décret du 10 décembre 1999 susvisé. Toutefois, dans l'intérêt du service, il peut être proposé au sapeur-pompier volontaire la poursuite d'une activité adaptée
  • Visite de reprise éventuelle pour tout arrêt de travail supérieur à 21 jours
  • Visites spécifiques
    • Le médecin sapeur-pompier chargé du contrôle de l'aptitude peut prescrire des exemptions temporaires concernant certains emplois particuliers. De même, quand le profil seuil est un profil C ou D, les restrictions d'emploi doivent être précisées.
    • Des conditions d'aptitude spécifiques et des examens complémentaires particuliers sont exigés pour les sapeurs-pompiers ayant une activité spécialisée, notamment : SAL ; GRIMP, secours en montagne, secours spéléologiques ; CMIR ; CMIC.
    • Les missions à l'étranger ne requièrent pas de conditions d'aptitude supplémentaires. Une attention particulière sera portée à l'état dentaire, à l'état psychologique et aux vaccinations obligatoires ainsi qu'à la prévention des maladies infectieuses et parasitaires du personnel désigné.

 EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

  • Lors de la visite de recrutement doivent être pratiqués :
    • un examen de la vue par appareil destiné à l'exploration de la fonction visuelle de près et de loin
    • un examen de l'audition
    • des épreuves fonctionnelles respiratoires avec boucle débit-volume
    • une radiographie pulmonaire de face
    • selon les données de l'examen clinique, un audiogramme et un électrocardiogramme de repos peuvent être réalisés
    • des examens biologiques permettant d'apprécier l'existence de facteurs de risques et comprenant notamment :
      • glycémie, cholestérol, triglycérides, gamma-GT et transaminases
      • glycosurie, protéinurie et hématurie à la bandelette
  • Lors de la visite de maintien d'activité, on fera :
    • une spirométrie (CV, VEMS, Tiffeneau, DEP)
    • un contrôle radiologique pulmonaire dont la périodicité est laissée à l'initiative du médecin chargé de l'aptitude en fonction de l'emploi du sapeur-pompier, de l'examen clinique ou des antécédents
    • des examens biologiques, si les données de l'examen clinique les rendent nécessaires et à partir de quarante ans au moins tous les trois ans (glycémie, cholestérol, triglycérides, gamma-GT et transaminases, glycosurie, protéinurie et hématurie à la bandelette), ECG de repos voire d'effort
    • Périodicité
      • Tests annuels de sauveteurs GRIMP ;
      • Tests annuels pour les chefs d’unité GRIMP ;
      • Test annuel et recyclage du conseiller technique GRIMP ;

VACCINATIONS

SUIVI POST PROFESSIONNEL

  • Attestation d’expositions à des substances cancérigènes fournies par l’employeur (SDIS) lors de la cessation de l’activité.

DOSSIER MÉDICAL

  • Compte-rendu des examens cliniques et complémentaires
  • Arrêts de travail supérieurs à 21 jours
  • Indication des expositions aux facteurs de pénibilité
  • Pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical mais la prescription en matière de responsabilité médicale est de dix ans à compter de la date de consolidation d'un dommage éventuel.
  • Une conservation plus longue serait souhaitable pour une évaluation à long terme des risques du métier.

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTÉRIEUR

  • Bruit des sirènes
  • interruption de la circulation
  • pollution (gaz d'échappements des véhicules)
  • dégradations sur la nature engendrées par l’intervention (mise en place du matériel) 

10. ACTIONS PREVENTIVES

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Evaluation des postes de travail ;
  • Retour d’expérience des sapeurs-pompiers spécialisé au GRIMP ;

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

TECHNIQUE

  • Achat de véhicule et matériel adaptés ;
  • Aménagement des véhicules et des matériels ergonomique :
    • accessibilité de la cabine et des matériels ;
    • chauffage, climatisation ;
  • Véhicule visible, repérable et identifiable ;
  • Entretien régulier du véhicule et du matériel ;
  • Entretien du matériel d'intervention (cordage, harnais, mousquetons…) ;
  • Remplacement du matériel mécanique par du pneumatique ou électrique ;
  • Réduction du bruit à la source : emplacement du deux tons, de la génératrice, du véhicule lui-même sur les lieux de l'accident ;
  • Mise à disposition de vestiaires à double compartiment ;
  • Mise à disposition de sanitaires ;

ORGANISATIONNELLE

  • Respect de la réglementation sur le temps de travail ;
  • Respect du code de la route ;
  • Recherche de nouvelles techniques opérationnelles ;
  • Amélioration de l'organisation du travail ;
  • Participation à l'établissement du tableau de garde ;
  • Mise en place d'un soutien psychologique à la suite d'interventions traumatisantes (une cellule psychologique est disponible dans chaque département) ;
  • Réduction du bruit à la source : emplacement du deux tons, de la génératrice, du véhicule lui-même sur les lieux de l'accident ;
  • Mise à disposition et entretien des équipements de protection individuelle (EPI) par l'employeur
  • Mise à disposition d'eau de boisson ;

10.3. PRÉVENTION INDIVIDUELLE

  • Casque de protection ;
  • Harnais de sécurité ;
  • Gants de protection ;
  • Chaussure de protection (rangers) ;
  • Tenu d’intervention
  • lunettes de protection

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Les formations de la spécialité GRIMP sont ouvertes à tout sapeur-pompier et aux militaires de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, du bataillon de marins-pompiers de Marseille et des formations militaires de la sécurité civile.
  • Sensibilisation à la reconnaissance et à l’intervention en milieux périlleux (IMP1) ;
  • Formation de sauveteur GRIMP (IMP2) ;
  • Formation de chef d’unité GRIMP (IMP3) ;
  • Formation de la direction de la défense et de la sécurité civile ;
  • Formations extérieures à la direction de la défense et de la sécurité civile ;
  • Procédures adaptées de mise en oeuvre des matériels
  • Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique)
  • Formation initiale et continue (Certificat de Formation Adaptée aux Premiers Secours en Equipe et Certificat de Formation Adaptée aux Premiers Secours Routiers ....)
  • Sensibilisation aux règles hygiéno-diététiques
  • Danger de l'utilisation de médicaments, d'alcool et de drogues
  • Permis de conduire adapté

11. RÉGLEMENTATION

11.0. LES GRANDS TEXTES INTERNATIONAUX ET EUROPÉENS

  • UE 2016/245 relatif aux équipements de protection individuelle

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Textes généraux :

Textes spécifiques aux sapeurs-pompiers :

  • Arrêté du 6 mai 2000 modifié (1/3/2002, 20/12/2005 et 24/7/2006) fixant les conditions d'aptitude médicale des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires et les conditions d'exercice de la médecine professionnelle et préventive au sein des services départementaux d'incendie et de secours
  • Formations : Arrêté du 22 août 2019 relatif aux formations des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires

Textes concernant la fonction publique territoriale :

  • Ouvrage n° 200430000 du J.O. : Code général des collectivités territoriales. Parties législative et réglementaire
  • Ouvrage n° 31 6650000 : Fonction publique territoriale - statut général
  • Ouvrage n° 31 6670000 : Fonction publique territoriale - personnel technique
  • Code général des collectivités territoriales : sous section 3 : Corps départemental des sapeurs-pompiers Art L 1424-1 à 8 ; Art R 1424-21 à 23 et R 1424-52 et R 2513-14

Vaccinations :

11.2. RECOMMANDATIONS

11.3. NORMES

NORMES (AFNOR)

  • NF EN ISO 20345. Février 2012. Équipement de protection individuelle - Chaussures de sécurité
  • NF EN ISO 20344. Février 2012. Équipement de protection individuelle - Méthodes d'essais pour les chaussures
  • NF EN 443. Mai 2008. Casques de sapeurs pompiers.
  • NF EN 1486. décembre 2007. Vêtements de protection pour sapeurs-pompiers. Méthodes d'essai et exigences relatives aux vêtements réfléchissants pour opérations spéciales de lutte contre l'incendie.

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

  • Les sapeurs-pompiers sont régie par les statuts de la fonction publique territoriale ou d'état
  • Pas de convention collective, sauf dans le cas particulier des pompiers privés professionnels d'entreprise de Disneyland Resort Paris qui relèvent de la Convention collective de branche des Espaces de Loisirs, d'Attractions et Culturels.

12. DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE

Sur les métiers

  • ROME Les fiches métiers. K1705 Sécurité civile et secours. (Pôle emploi) (2009)
  • Classification Internationale Type des professions (CITP-08) : 5411 Pompiers. (I.T.) (2008)
  • Classification INSEE des professions (PCS 2003) : 533a pompiers (y compris pompiers militaires). (INSEE) (2003) ;
  • Guide National de Référence du GRIM ;
  • pompiers.fr : Spécialités chez les sapeurs-pompiers

 Sur les risques et les préventions

13. ADRESSES UTILES

RÉDACTION

  • AUTEURS : Evan PICORIT et Antonin MARTIN étudiants en DUT Hygiène Sécurité Environnement à Niort 79000 - Université de Poitiers 86 ;
  • DATE DE CRÉATION : février 2021
  • RELECTEURS : 
  • DERNIÈRE MISE À JOUR : 

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Sapeur-pompier : activité cynotechnique

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°472

ROME : K1705 CITP-08 : 5411 INSEE : 533a

1. INTITULÉS SYNONYMES OU APPARENTES

  • Equipier cynotechnique, équipier cynophile de recherche et de sauvetage en décombres,
  • Binôme/équipe 1 homme et 1 chien, maître-chien, maître-chien opérationnel pisteur, 
  • Responsable de chien de recherche et de sauvetage en décombres, responsable de chien de pistage,
  • Conducteur cynotechnique (CYN), conducteur de véhicule d'Équipe Cynotechnique (VEC).

2. DÉFINITION

  • Le sapeur pompier membre d'un groupe CYNO est une soldat du feu qui intervient sur les incendies et les secours à personnes. Sa spécialisation lui permet en outre d'intervenir, si nécessaire, avec un chien spécialement entrainé.
  • L’utilisation des chiens lors des missions de recherche de personnes ensevelies ou de recherche de personnes égarées s’est considérablement développée ces dernières années. La prise en compte des aptitudes olfactives du chien a permis aux équipes de secours d’augmenter le taux de chance de retrouver rapidement des personnes incapables de répondre aux appels des sauveteurs, ou de suivre, en l’absence d’indice visible, l’itinéraire emprunté par une victime.

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • Il faut exercer une activité de sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires au sein des SDIS
    • Ces postes de base : hommes du rang ou postes d'encadrement (officier) sont accessibles par concours interne ou externe ;
    • Le recrutement se fait au niveau des SDIS (service départemental d'incendie et de secours) après une formation initiale ;
    • Une excellente santé est indispensable ;
  • L'accès à la spécialisation CYNO
    • nécessite une formation de 6 mois minimum dans le but d'appréhender les activités opérationnelles de la cynotechnie, d'éduquer et d'interpréter le comportement du chien.
    • Enfin, le binôme homme-chien déclaré opérationnel, doit suivre environ 130 heures de stages dans le cadre de la formation de cette spécialité.
  • La qualification est maintenue grâce à la Formation de Maintien des Acquis (FMA)
    •  il existe un exercice international itinérant nommé « Jäger ». Il réunit des maîtres-chien professionnel et militaire de toute la France et dure de nombreuses heures.
    • Les FMA comptabilisent une durée de 8h de formation hebdomadaire.
    • Il y a des séances d’entraînement pour les équipes cynotechniques encadrées par un moniteur du Centre National de Formation des équipes Cynophiles de Recherche et de Sauvetage, basé à Briançon.
  • organisation de la formation cynotechnique, les chiffres :
    • Préformation : 15h SP seul + 26h SP avec son chien
    • Conducteur cynotechnique (CYN 1) : 40h SP avec son chien
    • Chef d’unité cynotechnique (CYN 2) : 60h SP avec son chien + 20h d’encadrement de stage
    • Conseiller technique cynotechnique (CYN 3) : 28h SP seul
  • Il existe aussi des sapeurs pompiers militaires (BSPP et BMPM) :
    • La Brigade des sapeurs pompiers de Paris (BSPP) : contient un groupe spécialisé en cynotechnie qui couvre une zone s’étendant sur tout Paris et la petite couronne
    • Le bataillon des marins-pompiers de Marseille (BMPM) : contient un groupe spécialisé en cynotechnie qui intervient seulement dans la ville de Marseille.

4. ACTIVITÉ PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITÉ

  • Statut : Le sapeur-pompier cynotechnique peut être salarié en CDI (sapeur-pompier professionnel) ou vacataire (sapeur-pompier volontaire) engagé pour 5 ans. 
  • Structure : le sapeur-pompier travaille
    • soit dans un SDIS comme agent de la fonction publique territoriale 
    • soit sous statut militaire à la BSPP (Armée de terre) ou à la BMPM (marine)
    • cas particulier : Disneyland Paris où les speurs-pompiers sont salariés de l'entreprise
  • Lieux : 
    • Dans les casernes
    • Sur les lieux d'opération
      • Locaux incendiés avec présence de victimes ;
      • Bâtiments effondrés ;
      • Bâtiments inondés ;
      • Dans les montagnes en cas d’avalanche ou d'inondation ;
      • Tout type de lieux pour la recherche de personne égarées ;
    • Dans des espaces d’entraînement des équipes cynotechniques ;

 4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITÉ

  • Les missions varient selon le type d’entreprise, la fonction et le niveau du responsable. De multiples tâches peuvent lui être attribuées.
  • Le sapeur-pompier travaille toujours en équipe.

Avant l'intervention les activités sont les suivantes :

  • Pour le conseiller technique cynotechnique :
    • Conseiller sur le plan administratif et technique le Directeur Départemental des Services d’Incendie et de Secours (SDIS)
    • Organiser la préformation et de la formation de conducteur cynotechnique et celles de chef d’unité.
  • Pour le chef d'équipe :
    • Assurer la formation des conducteurs cynotechniques
  • Pour le conducteur cynotechnique :
    • Entretenir le chien et l'éduquer en recherche olfactive.

Pendant l’intervention :

  • Le conseiller technique cynotechnique :
    • Assure le commandement des Opérations de Secours (COS) pour les interventions de grandes envergures.
    • Il peut diriger une unité cynotechnique comme le chef d’équipe.
  • Le chef d'équipe :
    • Il dirige une unité cynotechnique composée de 2 équipes cynotechniques (soit 2 pompiers et 2 chiens). Il coordonne l’engagement des conducteurs cynotechniques.
    • Il assure le commandement technique des opérations cynotechniques.
  • Le conducteur cynotechnique :
    • Se rend sur les lieux de l'intervention avec le véhicule approprié en utilisant les signaux lumineux (gyrophare) et sonores (deux tons) ;
    • Selon les situations il participe à : 
      • La localisation de personnes ensevelies suite à explosions, effondrements, tremblements de terre, glissements de terrains, éboulement, inondation, avalanche.
      • La recherche de personnes égarées ou disparues
      • Recherche de victimes sur accidents de circulation (routière, ferroviaire, aérienne)
      • Il y a 2 techniques :
        •  Recherche de personnes ensevelies par pistage : technique de recherche consiste à retrouver une personne égarée en faisant sentir l'odeur à un chien spécialement éduqué.
        • Méthode de la Queste : Le chien recherche une odeur humaine non référencée et la localise sur un secteur donné.
      • L'assistance ou l'intervention pour capture d’animaux dangereux
        • Recherche de victimes sur accidents de circulation (routière, ferroviaire, aérienne)

A la fin de l’intervention les participants :

  • Remettent en état du matériel 
  • Font le bilan et l'évaluation de l'opération menée 

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISÉS

  • Types de chien 
    • Chien de recherche et de sauvetage en décombre
    • Chien de pistage
    • Races les plus utilisés : labrador, berger allemand, border collie et berger belge malinois
  • Machines et outils 
    • VEC : Véhicule d'Équipe CYNOtechnique
    • Projecteurs de recherche longue durée
    • Lot énergie 1,5 kVA
    • Echelles spéléo 10m
    • Kit d’hélitreuillage

4.4. PRODUITS ET MATÉRIAUX UTILISÉS

  • Lots d'accessoire cynotechniques individuels
  • Harnais de treuillage pour chiens
  • Caisse de transport pour chien
  • Réservoir d’eau avec douchette et dispositif de soin
  • Paquetage du chien (laisse, harnais d’identification, muselière, collier, matériel de pansage et gamelle)

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Les équipiers
  • La chaine de commandement
  • Les responsables administratifs
  • Les pouvoirs publics
  • Les associations
  • Les victimes
  • le public

4.6. EXIGENCES PARTICULIÈRES

  • Avoir une bonne résistance mentale ;
  • Avoir une bonne condition physique ;
  • Avoir une bonne qualité d'écoute et rester neutre ;
  • Savoir garder son sang-froid ;
  • Etre rigoureux ;
  • Faire preuve de rapidité et d'efficacité dans les interventions ;

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPÉS

  • Ce métier n’est, en principe, pas adapté aux travailleurs handicapés ;

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • Toutes autres activités de secourisme, à savoir : les sapeurs-pompiers et le SAMU pour la prise en charge des victimes. Le déploiement de la police, de la gendarmerie et/ou de l'armée lors de catastrophes naturelles (séismes, effondrement, éboulement, inondation et avalanche). Déploiement d’hélicoptère pour faciliter l’accès à des zones encombrées ou inaccessibles par voies routières.
  • Une activité professionnelle pour les sapeurs-pompiers volontaires

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Accidents liés aux blessures auxquelles les chiens peuvent être confrontés ;
  • Accidents de la circulation ;
  • Coupures ;
  • Abrasions ;
  • Explosion ;
  • Écrasement, chute de matériaux ou d’objet ;
  • Électrisation et électrocution ;
  • Lumbago ;
  • Chute, glissade, traumatisme, contusion ;
  • Intoxication (fumées, produits toxiques...) ;
  • Brûlures ;

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Travail aux intempéries ;
  • Bruit (véhicule, incendie, explosion) ;
  • Cris (transmission orale des ordres) ;
  • Odeurs ;
  • Travail mésopique ;
  • Contrainte thermique (tenue, équipement...) ;
  • Station debout prolongée ;
  • Contraintes posturales : position à genoux, accroupi, torsion du tronc ;
  • Travail en milieu confiné ;
  • Atmosphère explosive ;
  • Température élevée ;

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Fumées de combustion (pouvant être cancérogènes) : monoxyde de carbone, cyanure d'hydrogène, dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, chlorure d'hydrogène, aldéhydes, hydrocarbures...
  • Pollution atmosphérique, gaz d'échappement ;
  • Proximité de produits dangereux ou radioactifs pouvant être cancérogènes en fonction de l'intervention radioactive...) ;
  • Emulsifiant ;
  • Carburants ;
  • Huiles ;
  • Produits de nettoyage ;

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Contamination par le sol : Tétanos ; 
  • Contamination par exposition au sang des victimes : Hépatite B, Sida 
  • Contamination par voie aérienne : Virus de la grippe, COVID19…) ;

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Vigilance ;
  • Contraintes psychologiques, stress ;
  • Prise de décision ;
  • Esprit de sécurité ;
  • Maîtrise de soi ;
  • Sens spatial ;
  • Travail de nuit, horaires irréguliers, amplitude des horaires, attente ;
  • Charge de travail variable ;
  • Instabilité familiale ;
  • Vie en caserne ;
  • Cumul possible avec autre activité ou profession pour les sapeurs-pompiers volontaires ;

7. RISQUES POUR LA SANTÉ

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Tableau n°57 RG : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail ;
  • Tableau n°97 RG : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier ;
  • Tableau n°98 RG : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes ;

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Fatigue nerveuse et auditive liée au bruit (matériel du véhicule, circulation routière) ;
  • Troubles du sommeil, polytraumatisme psychologique, trouble anxio-dépressif ;
  • Trouble de l'hydratation ;
  • Trouble de l'alimentation ;
  • Conduite addictive ;
  • Répercussion socio-familiale ;
  • Bore out ;
  • Burn out ;
  • Augmentation de la fréquence des cancers (vessie, testicules...) ;

8. SURVEILLANCE MEDICALE

8.1. REGLEMENTATION DE LA SURVEILLANCE DE LA SANTÉ AU TRAVAIL 

8.1.0. Généralités

La surveillance médicale des sapeurs-pompiers professionnels et des sapeurs pompiers volontaires est codifiée dans l'arrêté du 6 mai 2000 modifié qui fixe les conditions de l'aptitude médicale pour les sapeurs pompiers professionnels et volontaires qui doivent passer une visite de recrutement ainsi qu'une visite de maintien en activité. Les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires peuvent en outre passer une visite de titularisation. Ces visites médicales ne peuvent être réalisées que par des médecins sapeurs-pompiers habilités.

8.1.1. Les salariés doivent bénéficier

  • D’une étude de poste ;
  • D’une visite d'embauche, de visites de suivi systématique, de visites à leur demande si nécessaire ;
  • D’examens complémentaires si nécessaire ;

8.2. CONTENU DE LA SURVEILLANCE MÉDICALE 

8.2.1. Visite médicale

  • Examen initial
    • Le candidat à un premier emploi de sapeur-pompier professionnel ou à un premier engagement de sapeur-pompier volontaire doit présenter :
      • des paramètres anthropométriques et une condition physique compatibles avec une activité opérationnelle ;
      • une absence de manifestation d'hyperréactivité bronchique. Tout antécédent ou élément clinique évocateur d'allergie oto-rhino-laryngologie ou d'asthme doit faire l'objet d'un bilan orienté.
      • En cas d'antécédents de photokératectomie réfractive, il n'y a pas de contre-indication aux missions des sapeurs-pompiers sous réserve de disposer d'un certificat de cicatrisation établi par un ophtalmologue trois mois après l'intervention.
    • L'examen médical initial comprend :
      • un entretien avec recherche des antécédents familiaux et personnels, appréciant les facteurs de risques, en particulier respiratoires, cardio-vasculaires et psychologiques ;
      • un examen général avec biométrie dont les données cliniques orienteront le choix des examens biologiques
    • Pour être déclaré apte à un premier engagement de sapeur-pompier volontaire :
      • Pour un sapeur-pompier volontaire toute mission : profil B ;
      • Pour un sapeur-pompier volontaire hors incendie et pour un sapeur-pompier professionnel ou volontaire appartenant au service de santé et de secours médical du service départemental d'incendie et de secours, le profil seuil exigé est le profil D.
  • Visite de maintien en activité opérationnelle :
    • périodicité annuelle mais pouvant être portée à deux ans pour les pompiers âgés de 18 à 38 ans
    • inaptitude opérationnelle temporaire aux fonctions de sapeur-pompier en cas de grossesse
    • contenu de la visite :
      • un entretien portant sur les événements médicaux familiaux et personnels de la période écoulée depuis le précédent contrôle
      • la vérification du carnet de vaccinations
      • consultation des résultats de la surveillance physique
      • examen clinique orienté sur la recherche de facteurs de risques cardio-vasculaires, qui comprend notamment une biométrie (taille, poids, appréciation de la masse graisseuse), un contrôle de l'acuité visuelle et auditive
      • Examens complémentaires
    • Pour être maintenu en activité opérationnelle, les profils seuils exigés sont les suivants
      • Pour un sapeur-pompier professionnel ou volontaire toute mission :
        • Jusqu'à trente-neuf ans, profil B ;
        • De quarante à quarante-neuf ans, profil C ;
        • Après quarante-neuf ans, profil D ;
      • Pour un sapeur-pompier volontaire hors incendie et pour un sapeur-pompier professionnel ou volontaire appartenant au service de santé et de secours médical du service départemental d'incendie et de secours, le profil seuil exigé est le profil D.
      • Le profil E correspond à une activité non opérationnelle.
        • Elle impose pour le sapeur-pompier professionnel un aménagement de son poste de travail sur proposition du médecin-chef, voire un reclassement dans un autre corps, cadre d'emploi ou emploi, sans préjudice des dispositions qui régissent la fin de carrière des sapeurs-pompiers professionnels.
        • Pour le sapeur-pompier volontaire, l'acquisition du profil E entraîne l'application de l'article 44 du décret du 10 décembre 1999 susvisé. Toutefois, dans l'intérêt du service, il peut être proposé au sapeur-pompier volontaire la poursuite d'une activité adaptée
  • Visite de reprise éventuelle pour tout arrêt de travail supérieur à 21 jours
  • Visites spécifiques
    • Le médecin sapeur-pompier chargé du contrôle de l'aptitude peut prescrire des exemptions temporaires concernant certains emplois particuliers. De même, quand le profil seuil est un profil C ou D, les restrictions d'emploi doivent être précisées.
    • Des conditions d'aptitude spécifiques et des examens complémentaires particuliers sont exigés pour les sapeurs-pompiers ayant une activité spécialisée, notamment : SAL ; GRIMP, secours en montagne, secours spéléologiques ; CMIR ; CMIC.
    • Les missions à l'étranger ne requièrent pas de conditions d'aptitude supplémentaires. Une attention particulière sera portée à l'état dentaire, à l'état psychologique et aux vaccinations obligatoires ainsi qu'à la prévention des maladies infectieuses et parasitaires du personnel désigné.

8.2.2.Examens complémentaires

  • Lors de la visite de recrutement doivent être pratiqués :
    • un examen de la vue par appareil destiné à l'exploration de la fonction visuelle de près et de loin
    • un examen de l'audition
    • des épreuves fonctionnelles respiratoires avec boucle débit-volume
    • une radiographie pulmonaire de face
    • selon les données de l'examen clinique, un audiogramme et un électrocardiogramme de repos peuvent être réalisés
    • des examens biologiques permettant d'apprécier l'existence de facteurs de risques et comprenant notamment :
      • glycémie, cholestérol, triglycérides, gamma-GT et transaminases
      • glycosurie, protéinurie et hématurie à la bandelette
  • Lors de la visite de maintien d'activité, on fera :
    • une spirométrie (CV, VEMS, Tiffeneau, DEP)
    • un contrôle radiologique pulmonaire dont la périodicité est laissée à l'initiative du médecin chargé de l'aptitude en fonction de l'emploi du sapeur-pompier, de l'examen clinique ou des antécédents
    • des examens biologiques, si les données de l'examen clinique les rendent nécessaires et à partir de quarante ans au moins tous les trois ans (glycémie, cholestérol, triglycérides, gamma-GT et transaminases, glycosurie, protéinurie et hématurie à la bandelette), ECG de repos voire d'effort

8.2.3. Vaccinations

  • Vaccinations obligatoires :
  • Des vaccinations adaptées aux risques de contamination encourus doivent être proposées mais n'ont pas de caractère obligatoire :
    • Leptospirose
    • Hépatite A
    • Typhoïde et méningites A et C
    • Rage
    • Grippe

8.2.4. Suivi poste professionnel

  • Néant en l'état actuel mais souhaitable en raison de la multiplicité des expositions

8.2.5. Dossier médical

  • Compte-rendu des examens cliniques et complémentaires
  • Arrêts de travail supérieurs à 21 jours
  • Indication des expositions aux facteurs de pénibilité
  • Pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical mais la prescription en matière de responsabilité médicale est de dix ans à compter de la date de consolidation d'un dommage éventuel.
  • Une conservation plus longue serait souhaitable pour une évaluation à long terme des risques du métier.

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTÉRIEUR

  • Bruit des sirènes ;
  • Interruption de la circulation ;
  • Pollution routière ;

10. ACTIONS PREVENTIVES

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Etude du poste de travail ;
  • Echelle de Richter ;
  • Température ;
  • Hydrométrie ;
  • Inondation, zones de crue etc. ;
  • Zone de faille ;
  • Durée de l’intervention ;
  • Poids du matériel ; 

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

TECHNIQUE

  • Achat de véhicule et de matériel adaptés ;
  • Aménagement des véhicules et des matériels ergonomique :
    • accessibilité de la cabine et des matériels ;
    • chauffage, climatisation ;
  • Véhicule visible, repérable et identifiable ;
  • Remplacement du matériel mécanique par du pneumatique ou électrique ;
  • Réduction du bruit à la source : emplacement du deux tons, de la génératrice, du véhicule lui-même sur les lieux de l'accident ;
  • Mise à disposition de vestiaires à double compartiment ;
  • Mise à disposition de sanitaires ;
  • Normes souhaitables pour les transports de chiens.

ORGANISATIONNELLE

  • Entretien régulier du véhicule et du matériel ;
  • Entretien du matériel d'intervention (harnais, groupe électrique....) ; 
  • Respect de la réglementation sur le temps de travail ;
  • Respect du code de la route ;
  • Recherche de nouvelles techniques opérationnelles ;
  • Amélioration de l'organisation du travail ;
  • Participation à l'établissement du tableau de garde ;
  • Mise en place d'un soutien psychologique à la suite d'interventions traumatisantes (une cellule psychologique est disponible dans chaque département) ;
  • Mise à disposition et entretien des équipements de protection individuelle (EPI) par l'employeur .
  • Mise à disposition d'eau de boisson ;

10.3. PRÉVENTION INDIVIDUELLE

  • Tenue F1 ;
  • Gants ;
  • Chaussure de protection (Rangers) ;

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Procédures adaptées de mise en oeuvre des matériels
  • Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique)
  • Formation initiale et continue (Certificat de Formation Adaptée aux Premiers Secours en Equipe et Certificat de Formation Adaptée aux Premiers Secours Routiers ....)
  • Sensibilisation aux règles hygiéno-diététiques
  • Danger de l'utilisation de médicaments, d'alcool et de drogues
  • Permis de conduire adapté

11. RÉGLEMENTATION

11.0. LES GRANDS TEXTES INTERNATIONAUX ET EUROPÉENS

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Textes généraux :

Textes spécifiques aux sapeurs-pompiers :

Textes concernant la fonction publique territoriale :

  • Ouvrage n° 200430000 du J.O. : Code général des collectivités territoriales. Parties législative et réglementaire
  • Ouvrage n° 31 6650000 : Fonction publique territoriale - statut général
  • Ouvrage n° 31 6670000 : Fonction publique territoriale - personnel technique

Vaccinations :

11.2. RECOMMANDATIONS

11.3. NORMES

  • NF EN ISO 20345. Février 2012. Équipement de protection individuelle - Chaussures de sécurité
  • NF EN ISO 20344. Février 2012. Équipement de protection individuelle - Méthodes d'essais pour les chaussures
  • NF EN 443. Mai 2008. Casques de sapeurs pompiers.
  • NF EN 1486. décembre 2007. Vêtements de protection pour sapeurs-pompiers. Méthodes d'essai et exigences relatives aux vêtements réfléchissants pour opérations spéciales de lutte contre l'incendie.

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

  • Pas de convention collective, sauf dans le cas particulier des pompiers privés professionnels d'entreprise de Disneyland Resort Paris qui relèvent de la Convention collective de branche des Espaces de Loisirs, d'Attractions et Culturels.
  • Les sapeurs-pompiers sont régie par les statuts de la fonction publique territoriale ou d'état

12. DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE

Sur les métiers

Sur les risques et les préventions

13. ADRESSES UTILES

RÉDACTION

  • AUTEURS : Evan PICORIT et Antonin MARTIN étudiants en DUT Hygiène Sécurité Environnement à Niort 79000 - Université de Poitiers 86 ;
  • DATE DE CRÉATION : Février 2021
  • RELECTEURS : 
  • DERNIÈRE MISE À JOUR : 

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Assistante de direction

FICHE METIER BOSSONS FUTE N°471

ROME : M1604    CITP-08 : 4120       INSEE : 461b

1.SYNONYMES OU APPARENTES

  • Adjointe, suppléante, secrétaire de direction, auxiliaire de direction , attachée de direction , office manager

2. DÉFINITION

  • L’assistante de direction est le bras droit d’un cadre, dirigeant d’entreprise. Son rôle consiste à assister son supérieur dans l’accomplissement de ses tâches au quotidien. L'assistante de direction s’occupe également des tâches administratives et joue un rôle de passerelle entre diverses entités, cadres etc..

3. FORMATION - QUALIFICATION

L’emploi est accessible avec différents niveaux d’études :

  • Bac : Bac pro gestion et administration, bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion)
  • Bac +2 : BTS gestion de la PME/PMI, DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), DUT GACO (gestion administrative et commerciale)
  • Bac +3 :  licence en droit, gestion comptable ou langues

4. ACTIVITÉ PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITÉ

  • Structures : L’activité peut s'exercer dans des structures très diverses : entreprises publiques, entreprises du secteur privé, associations...
  • Lieux et locaux : L’activité peut s’exercer dans en bureau ou en télétravail
  • l'activité est généralement sédentaire

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITÉ

Les missions varient selon le type d’entreprise, la fonction et le niveau du responsable. De multiples tâches peuvent lui être attribuées :

  • Organisation et gestion d'événements :
    • Organiser le planning d’un responsable
    • Organiser des réunions, des comités, des « plénières », des « points flash », des points individuels, des « mini séminaires » soit en présentiel soit à distance.
    • Organiser des déplacements pour des supérieurs, des comités.
    • Organiser des activités, jeux pour la cohésion d’équipe.
  • Gestion des habilitations :
    • Faire des demandes d’habilitations à des outils divers pour les collaborateurs.
    • Valider les demandes de télétravail et congés des collaborateurs.
  • Communication :
    • Traiter l’information (collecter, classer et mettre à jour)
    • Mettre à disposition et à jour des tableaux excel sur différents sujets (congés, coordonnées, matériels).
    • Faire des demandes de déménagement pour le compte des collaborateurs et des demandes d’entrée et sortie pour les prestataires de service
    • Assurer la transmission des informations en interne et en externe (décisions, notes etc.)
  • Autres:
    • Dans une petite entreprise, l'assistant(e) de direction doit faire preuve de polyvalence et d'autonomie. Sa fonction est pluridisciplinaire.
    • Dans une entreprise de taille plus importante, il lui est demandé de plus en plus d'être spécialisée dans un domaine (multimédia, commercial, juridique, ressources humaines, logistique, etc.) et de prendre en charge certains dossiers.

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISÉS

  • Ordinateur
  • Matériel informatique (souris, clavier, écran…)
  • Vidéo-projecteur
  • Photocopieur, imprimante
  • Pack office (excel, powerpoint, word…)
  • Téléphone
  • Outils de communication (skype entreprise, zoom, teams…)

4.4. PRODUITS ET MATÉRIAUX UTILISÉS

  • Matériel de bureaux : stylos, gomme, …
  • Dossiers, papiers

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Cadres, responsables, manager
  • Collègues assistant (es) de direction
  • Secrétaire
  • Collaborateurs ( chargés d’organisation, chargés de projet, RH…)
  • Personnel d’entretien et de sécurité

4.6. EXIGENCES PARTICULIÈRES

  • Capacité d'organisation et d'anticipation : Multitudes de tâches différentes à réaliser et exécuter en même temps
  • Rapidité d'exécution : L’assistante est une aide, elle assiste le travail d’autres personnes. Elle doit donc répondre à des exigences temporelles et être le plus rapide possible.
  • respect de la confidentialité
  • Qualités relationnelles : sens de l’écoute et de l’observation

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPÉS

  • L'emploi peut être accessible à des travailleurs présentant certains types de handicaps moyennant des adaptations : malvoyance, maladies chroniques et cancers, certains troubles moteurs.
  • Emploi peu compatible avec la cécité, la surdi-mutité.

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  •  L'activité est polyvalente
  • Gestion administrative de son activité en cas de travail comme indépendant.

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Chute de plein pied (encombrement au sol)
  • Chute d’objet (matériel placé en hauteur)
  • blessure, lésion (matériel coupant, piquant…)
  • Agression verbale

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Contrainte visuelle (travail sur ordinateur)
  • Travail minutieux (écriture avec clavier)
  • Contraintes posturales (travail assis,
  • Luminosité (Luminosité dépendante des saisons, météo, heures)
  • Bruit (travail en open space, téléphone…)
  • Manutention de dossiers
  • Gestes répétitifs (écriture sur clavier)

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Produit d’entretien (écran, clavier, bureaux….)
  • Ozone (photocopieur)

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Essentiellement les germes transmissibles par voie aérienne
    • SRAS, covid, grippe ..exceptionnellement tuberculose
  • Eventuellement ceux en rapport avec un défaut d'hygiène au niveau des locaux ou de la restauration collective
    • Légionnellose, colibacillose (gastro-entérite)

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Pression des responsables, des collaborateurs
  • Diversité des tâches à réaliser
  • Travail en urgence

7. RISQUES POUR LA SANTÉ

7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

  • Tableau n°57 RG : affections périarticulaires provoquées par certains gestes et posture de travail
  • Tableau n°39 RA : affections périarticulaires provoquées par certains gestes et posture de travail

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • En cas de risques Psycho-Sociaux (RPS) : stress, burnout, dépression

8. SURVEILLANCE MEDICALE

8.1. REGLEMENTATION DE LA SURVEILLANCE DE LA SANTE AU TRAVAIL (Code du travail R 4624-10 et suivants)

8.1.0. Généralités

  • Il n’y a pas de surveillance médicale obligatoire pour les travailleurs indépendants.
  • La surveillance médicale des salariés en France est obligatoire avec des modalités variables
  • Depuis le 1er janvier 2017, en fonction de l’analyse des risques et de sa situation personnelle le salarié relève :
    • Soit d’une visite d’information et de prévention (VIP) assurée par un professionnel de santé
    • Soit d'un suivi individuel adapté (SIA)
    • Soit d’un suivi individuel renforcé (SIR) assurée par le médecin du travail. 
  • Sauf cas particulier (apprenti de moins de 18 ans, personne handicapée, exposition à des risques spécifiques.) la secrétaire de direction relève d'une visite d'information et de prévention. 

8.1.1. Les salariés doivent bénéficier

  • D’une étude de poste
  • D’une visite d'embauche, de visites de suivi systématique, de visites à leur demande si nécessaire
  • D’examens complémentaires si nécessaire

8.2. CONTENU DE LA SURVEILLANCE MÉDICALE (Voir Art R 4542-17 à 19 du code du travail)

  • Clinique : Visite d'information et de prévention (VIP) assurée par un professionnel de santé et comportant :
    • Un interrogatoire sur les conditions de travail, le mode de vie ; 
    • La recherche d'antécédents allergiques, de pathologies chroniques, d’addictions ; d'infections digestives ou ORL
    • Un examen clinique avec la surveillance de l'indice corporel (IMC = P/T²), de l'audition, de la vision, de l’état cutané, ostéoarticulaire (recherche de TMS et/ou de troubles de la statique), de l'état cardiovasculaire, de l'état veineux, de l'état respiratoire, 
    • Un bilan du stress, éventuellement
    • Des conseils de santé et sécurité, etc....
  • Examens complémentaires
    • Selon le cas examen approfondi de la vue (acuité visuelle, réfraction, vision des couleurs, champs visuel…)
  • Vaccinations
    • Rappel antitétanique conseillé tous les 20 ans entre 25 et 65 ans et tous les 10 ans avant ou après ces âges.
    • Grippe, Covid
  • Suivi post-professionnel : néant sauf expositions particulières
  • Dossier médical
    • La tenue d'un dossier médical est obligatoire. Ce dossier peut être consulté par le salarié.
    • Il doit contenir les informations :
      • Sur les postes occupés et les risques liés à ces postes
      • Le résultat des visites médicales et des examens complémentaires
    • Pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical mais la prescription en matière de responsabilité médicale est de dix ans à compter de la date de consolidation d'un dommage éventuel

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTÉRIEUR

  • Pollution par les encres des photocopieurs en cas de non élimination dans les filières spécifique
  • Participation à la déforestation en cas d'usage non raisonné de documents imprimés

10. ACTIONS PREVENTIVES

(pour plus de détail  voir la fiche danger n° 155 sur le travail sur écran) 

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Eclairage : faire des mesures régulière de l’éclairement à l’aide d’un luxmètre
  • Bruit : faire des mesures régulière de l’éclairement à l’aide d’un sonomètre
  • Analyse de l'ergonomie du poste de travail
  • Qualité de la ventilation

 10.2. PREVENTION COLLECTIVE

10.2.1. PREVENTION TECHNIQUE

  • Les locaux
    • locaux de taille suffisante et disposant de rangements
    • Les couleurs claires sont préférables 
    • Ventilation, chauffage et climatisation assurant un confort thermique
    • Isolement des machines bruyantes et maintien d'un bruit de fond inférieur à 45 db
    • Câblage hors-sol permettant l'orientation correcte des bureaux et des écrans (perpendiculaire aux fenêtres, en face de l'opérateur, loin d'un mur)
  • L'éclairage
    • L'éclairage minimum pour les locaux fixé par décret est de :
      • 40 lux pour les voies de circulation intérieure
      • 60 lux pour les escaliers et entrepôts
      • 120 lux pour les locaux de travail, vestiaires, sanitaires
      • 200 lux pour les bureaux
    • Mais l'Association Française de l'Eclairage recommande :
      • 150 lux pour les espaces de circulation
      • 300 lux pour un écran terminal d'ordinateur
      • 500 lux pour les bureaux
  • Le poste de travail
    • Le mobilier doit être choisi et réglé en fonction des caractéristiques physiques de l'opérateur 
    • l'implantation de l'écran doit éviter les éblouissements et permettre un repos visuel 
    • le matériel informatique doit être de bonne qualité, réglable

10.2.2. PREVENTION ORGANISATIONNELLE

  • Entretien des locaux 
    • Maintenance de l'unité de production et du réseau de distribution avec nettoyage des ventilo-convecteurs (filtres, batterie d'échangeurs, bac à condensation) une fois par an minimum
  • Organisation du travail permettant des pauses entre les activités sur écran. Des pauses fréquentes et courtes sont plus efficaces que des pauses longues et rares.
  • Psychodynamique du travail
    • Direction participative avec définition d'objectifs et de délais réalistes
    • Enrichissement des tâches et optimisation de la charge de travail
    • Organisation du temps de travail
    • Organisation des circuits d'information et de communication
    • Qualité des relations interpersonnelles
    • Formation, plan de carrière
    • Attention portée à la qualité des locaux de mise à disposition chez le sous-traitant
  • Autres
    • Sécurité des locaux et des installations -
    • Plan de prévention des attentats
    • respect de la réglementation sur le tabagisme passif

10.3. PREVENTION HUMAINE

  • Correction des amétropies et des hétérophories
  • Humidification des yeux
  • Hygiène de vie : activité sportive, contrôle du poids
  • Pratique d'une activité physique ou sportive

10.4. FORMATION - INFORMATION - SENSIBILISATION

  • Informations sur la prévention (tabagisme, gestes et postures)
  • Aménagement ergonomique des postes de travail
  • Utilisation optimale de l'éclairage et de la climatisation
  • Gestion des pauses et alternance des tâches

11. RÉGLEMENTATION (pour plus de détail  voir la fiche danger n° 155 sur le travail sur écran) )

11.0. LES GRANDS TEXTES INTERNATIONAUX ET EUROPÉENS

11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES 

  • Code du travail :
  • Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)
    • n° RNCP 29423 : Assistant de direction - Niveau 5 
    • n° RNCP 23937 : Assistant de direction - Niveau 5 
    • n° RNCP 34143 : TP - Assistant de direction - Niveau 5 

11.2. RECOMMANDATIONS

11.3. NORMES

  • Norme AFNOR NF X 35-102 : Conception ergonomique des espaces de travail en bureaux

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

12. DOCUMENTATION ET BIBLIOGRAPHIE

Sur le métier

  • ROME Les fiches métiers. M1604 Assistanat de direction. (Pôle emploi)
  • Classification Internationale Type des professions (CITP-08) : 4120 Secrétaires (fonctions générales).
  • Classification INSEE des professions (PCS 2003) : 461b Secrétaires de direction, assistants de direction (non cadres)

Sur les risques et les préventions

13. ADRESSES UTILES

  • France compétences sur les formations professionnelles

RÉDACTION

  • AUTEURS : Adrien BEAUMONT
  • DATE DE CRÉATION : Février 2021
  • RELECTEURS :
  • DERNIÈRE MISE À JOUR :

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