Fiches de dangers

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Participez à l'enquête d'évaluation sur le document unique organisée par notre partenaire la Fédération des Acteurs de la Prévention - Présentation des résultats le 3 octobre 2017

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L'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 crée le compte personnel d'activité (CPA) au profit des agents publics des 3 fonctions publiques et leur donnent de nouvelles garanties en matière de sécurité et de santé au travail (voir la fiche FPT)

Le décret n° 2016-1908 du 27 décembre 2016 sur la modernisation de la médecine du travail a été publié au JO du 29 décembre 2016. Il est applicable à compter du 1er janvier 2017. Un résumé du décret n°2016-1908 du 27 décembre 2016 sur le suivi des salariés est sur le site dans l'espace fiche des métiers. Il remplace les informations du point 8.1 des fiches qui est devenu obsolète

Le décret n° 2016-1074 du 3 août 2016 relatif à la protection des travailleurs contre les risques dus aux sur les champs électromagnétiques est entré en application le 1er janvier 2017

Les fiches concernant la pénibilité sont sur le site

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Acide chromique, Chromates et Bichromates alcalins (CMR, pénibilité, SIR, SPP)(En cours)

FICHE DE DANGER BOSSONS FUTE N°135

Mots clé :

  • Acide chromique (trioxyde de chrome en solution aqueuse),
  • CRO3 : Trioxyde de chrome, anhydride chromique, oxyde de chrome VI : n° CAS 1333-82-0 ; n° CE 215-607-08 ; n° index : 024-001-00-0 ; cancérogène catégorie 1A
  • Na2CrO4 : Chromate de sodium ; n° CAS 7778-11-3, N) CE 231-889-5, N) index 024-018-00-3 ; Cancérogène catégorie 2
  • K2CrO4 : Chromate de potassium, n° CA 7789-00-6, n° CE 232-140-5 , n° index 024-006-00-8 ; Cancérogène 1B
  • Na2Cr2O7 : Dichromate de sodium, bichromate de sodium ; n° CAS 10588-01-9, b° CE 234-190-3, n° index 024-004-00-7
  • Na2Cr2O7, 2H2O : dichromate de sodium dihydraté n° CAS 7789-12-0, n° CE 234-190-3, n° index 024-004-01-4
  • K2Cr2O7 : dichromate de potassium ou bichromate de potassium ; n° CAS 7778-50-9, n°CE 231-906-6, n° index 024-002-00-6

1. CONTEXTE

1.1. NATURE DES DANGERS

  • Le chrome est un élément métallique naturel de la croute terrestre. Seuls les composés trivalents (Chrome III) et hexavalents (Chrome VI) sont retrouvés de manière significative dans l’environnement.
  • Alors que le chrome trivalent (Chrome III) est un produit bénéfique pour la santé le chrome hexavalent (chrome VI) qui est essentiellement produit et utilisé dans l'industrie représente un danger chimique (dermite, cancer) important.
  • L'acide chromique, les chromates et bichromates alcalins contiennent du chrome VI. On utilise la propriété oxydante préférentielle du chrome hexavalent pour protéger les métaux très oxydables (métaux légers), c'est à dire qu'au court du temps le chrome hexavalent toxique évolue naturellement vers un chrome trivalent non toxique en protégeant les métaux.
  • Le bichromate concentré et l'acide chromique sont des produits très oxdyants, ils sont donc des comburants à ne jamais mélanger avec des carburants.

1.2. PROFESSIONS EXPOSEES

  • Fabrication d'acide chromique, de chromates et bichromates alcalins ;
  • Traitement de surface, chromage électrolytique des métaux, anodisation, passivation dès aluminium et des revêtements de zinc (dans cette activité les passivations sont désormais largement remplacées par des conversions sans Chrome hexavalent)
  • Fabrication de pigments ;
  • Préparation d'encres et de vernis, préparation avant peinture ;
  • Photographie, tannerie, teinturerie ;
  • Agent teintant dans les industries du verre et les encres d'imprimerie ;
  • Décapage des métaux, décapage sulfo chromique, électropolissage (mélange acide chromique  avec acide sulfurique. Le procédé est devenu obsolette 
  • Purification des huiles ;
  • Utilisation comme antiseptique ;
  • Industrie des réfractaires pour les revêtements de fours industriels ;
  • Soudage d'alliages à base de chrome (mais un ouvrage de l'INRS démontre qu'il n'y a pas plus de risque de souder l'acier inox que l'acier doux)
  • Découpage au chalumeau, grattage, meulage ;
  • BTP (Présence de Chrome dans les ciments)
  • Analyses chimiques / biologiques: spectrocolorimétrie, oxydation sélective, DCO

2. DOMMAGES

2.1. DOMMAGES SUR LA PERSONNE (EFFETS SUR)

2.1.1. Généralités

  • La pénétration du chrome chez les travailleurs peut se faire par inhalation, absorption ou contact cutané
  • Les effets peuvent être
    • immédiats : brûlures de la peau, lésions oculaires graves, irritations bronchiques, allergies cutanées ou respiratoires, mortel en cas de forte inhalation
    • retardés : apparition d’allergie cutanée (gâle du ciment), ou d'allergie respiratoires
    • tardifs : développement d’un cancer à long terme, anomalies génétiques, susceptibles de nuire à la fertilité.
  • Les conséquences : Une fois le danger écarté ou éliminé, les effets peuvent être :
    • réversibles : tous les effets immédiats sont réversibles, sauf le fait d’être mortel par inhalation. Les allergies développées en cas d’exposition aux agents chromates pourront disparaitre une fois l’exposition arrêtée
    • ou irréversibles : les cancers, les anomalies génétiques ainsi que les troubles de la fertilité

2.1.2. Accidents de travail

  • Par projection
    • Corps étrangers et lésions oculaires
    • Brulures cutanées en raison de la causticité du produit
  • Par absorption
    • troubles digestifs
  • Par inhalation
    • irritation des voies respiratoires de gravité variable
    • intoxication

2.1.3. Maladies professionnelles

  • Régime général
    • Tableau n°10 REGIME GENERAL : Ulcérations et dermites provoquées par l'acide chromique, les chromates et bichromates alcalins, le chromate de zinc et le sulfate de chrome
    • Tableau n°10 bis REGIME GENERAL : Affections respiratoires provoquées par l'acide chromique, les chromates et bichromates alcalins
    • Tableau n°10 ter REGIME GENERAL : Affections cancéreuses causées par l'acide chromique et les chromates et bichromates alcalins ou alcalinoterreux ainsi que par le chromate de zinc
  • Régime agricole
    • Tableau n°34 RA : Ulcérations et dermites provoquées par l'acide chromique, les chromates et bichromates alcalins, le chromate de zinc et le sulfate de chrome

 2.1.4. Autres dommages sur la personne

2.2. DOMMAGES SUR L'ENVIRONNEMENT (EFFETS SUR)

  • Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme qui se traduisent par une diminution de certaines capacités des individus, impactant la reproduction, respiration, alimentation. Ces effets compromettent alors sérieusement le maintien de la population. Des effets secondaires comme par exemple l’altération des propriétés de la chair des animaux ou des tissus végétaux utilisés pour la consommation humaine peuvent également être constatés de par les produits néfastes pour l’environnement.
  • Manifestations brutales induites par les agents chromiques, de type incendie ou explosion de par leur caractère comburant ou inflammable selon le type de chromates.

2.3. CONSÉQUENCES SOCIO-ÉCONOMIQUES   

  •          

3 - DONNEES JURIDIQUES ET NORMATIVES

3.1. PARAMETRES

  • valeurs limites d'exposition du chrome hexavalent et de ses composés
    • France
      • VLEP réglementaire contraignante - 2012
      • VME (mg/m3) 0,001
      • VLCT mg/m3 0,005
      • VLEP Description mention peau
    • USA (ACGIH -2015)
      • VME (mg/m3) 0,05
    • L'OSHA L'OSHA (Occupational Safety and Health Administration) a fortement diminué, en 2006, la valeur limite réglementaire d'exposition au chrome hexavalent (PEL, permissible exposure limit) : la moyenne d'exposition pondérée sur 8 heures est passée de 52 μg/m à 5 μg/3 m 3 en Cr (VI)
  • valeurs limites biologiques
    • ANSES :  chrome urinaire 2,5 µg/L (ou 1,8 µg/g. de créatinine) en fin de semaine.
    • Le BEI (Biological Exposure Indice) de l'ACGIH a été fixé pour le chrome total urinaire à 25 µg/L en fin de semaine.

3.2. REGLEMENTATION

  • L'exposition à des agents chimiques dangereux voire cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction sont sévèrement encadrés.
  • De nombreuses réglementations interdisent l'introduction de chrome hexavalent ou le relargage de celui-ci (Directive RoHS pour les composants électroniques, dans l'automobile, dans l'aéronautique....) ===> le chrome VI est désormais pratiquement interdit partout.
  • le code du travail impose
    • des mesures de prévention des risques chimiques Art R 4412-59 à R 4412-93
    • le contrôle des installations d'aération et l'assainissement des locaux Art R 4222-1 à 26
    • l'obligation de douches pour les travaux salissants et insalubres Art R 4228-8
    • le respect des valeurs limites d'exposition professionnelles françaises Art R 4412-149
    • La protection des femmes enceintes et des jeunes travailleurs Il est interdit d'employer des jeunes travailleurs de moins de 18 ans pour des activités exposant au chrome, comme stipulé dans l'article D. 4153-17 du Code du travail.  Des dérogations sont possibles sous conditions : articles R. 4153-38 à R. 4153-49 du Code du travail. Les femmes enceintes ou allaitant ne doivent également pas être exposées à des composés chromiques, d’après l’article D. 4152-10 du code du Travail.
    • Un suivi individuel personnalisé pour les personnes exposées aux agents CMR Art R 4624-18
  • le code de la sécurité sociale prévoit
    • la prise en charge des accidents de travail et des maladies professionnelles ou a caractère professionnel (articles L. 461-1 à 8 et D. 461-1 à 38) 
    • la mise en place du compte pénibilité (Art D138-25)
    • la mise en place d'une surveillance médicale post-professionnelle (Art D 461-25)

3.3. OBLIGATIONS

  • De l'employeur : l’employeur est tenu de réaliser l’évaluation des risques susceptibles de survenir au sein de son entreprise. Si nécessaire, il est chargé de s’assurer que les mesures adaptées soient réalisées afin d’évaluer l’exposition aux substances de ses salariés. En fonction de l'exposition un compte pénibilité doit être ouvert
  • Du salarié : il doit assurer sa propre sécurité et préserver sa santé ainsi que celle des personnes travaillant à ses alentours. Il doit porter ses Équipements de Protection Individuelle (EPI).
  • Des services de santé au travail : mettre en place les suivis individuels personnalisés
  • Des caisses d'assurance maladie et vieillesse
    • prendre en charge les maladies professionnelles et les suivis post professionnels
    • gérer le compte pénibilité des salariés

4. EVALUATION

 4.1. METROLOGIE

4.1.1. Généralités

  •  L'évaluation du risque prend en compte les conditions d'exposition aux dangers, à savoir la fréquence d'exposition, durée, dose, voie de pénétration, ainsi que la qualité des équipements notamment.
  • Pour toute activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, l'employeur doit procéder à une évaluation des risques encourus pour la sécurité et la santé des travailleurs. Cette évaluation doit être renouvelée périodiquement, notamment à l'occasion de toute modification importante ou avant une activité nouvelle.
  • Les résultats de l'évaluation des risques sont consignés dans le document unique.

4.1.2. Métrologie

  • Afin d’évaluer les risques associés à l’exposition aux agents chromiques susceptibles de se retrouver dans l'atmosphère étudiés dans cette fiche, plusieurs outils peuvent être utiles :
    • Tout d’abord, il sera possible de réaliser des prélèvements atmosphériques. Si les valeurs mesurées dépassent la VME (valeur limite moyenne d’exposition prof sur 8h) de 0,001 mg/m3 et la VLCT (valeur limite d’exposition prof à court terme sur 15min) de 0,005 mg/m3 (valeurs obtenues par l’INRS), il faudra prendre des mesures correctives pour limiter l’exposition.
    • En ce qui concerne les contaminations surfaciques, effectuer frottis de surface, néanmoins pas de valeurs guides, mais comparaison avec lingette témoin.
  • Une fois les conditions d’exposition déterminées, les hiérarchiser. Puis élaborer des plans d’actions en fonction des risques que présente(nt) la/les substance(s) étudiée(s). Ces actions seront à mettre en place en fonction des neuf principes de prévention.
  • Communication des résultats au médecin du travail, au CHSCT ou à défaut, aux délégués du personnel.

4.1.3. Biométrologie

  • Dosage du chrome : Chrome sanguin total < 0,87 µg/L et Chrome plasmatique < 0,79 µg/L
  • Moment du prélèvement : en fin de poste et en fin de journée.
  • Coût : variant de 29 à 35 euros.

4.2. BASE DE DONNEES

  •  

5. PREVENTION

Les mesures de prévention ci-dessous ne concernent que les chrome sous sa forme hexavalente ou susceptible de le devenir

5.1. TECHNIQUE COLLECTIVE

  • Isoler les locaux réservés à la manipulation des produits dangereux l’écart des circulations générales ;
  • Mettre systématiquement les contenants sur rétention
  • Prévoir des revêtement des sols, des murs, des plafonds et des surfaces de travail en matériau lisse, imperméable, sans joint et facile à décontaminer, en cas de projection.
  • Assurer une ventilation des locaux
  • Travail en vase clos lorsqu'il est possible
  • Aspirer les vapeurs, les brouillards et les poussières à la source avec une ventilation indépendante du système général de ventilation dont le renouvellement d’air est adapté à la volatilité des molécules marquées ;
  • Contrôler à intervalles réguliers la teneur en chrome de l'air
  • Prévoir un sas vestiaire pour le personnel conçu et aménagé pour permettre la séparation, dans deux secteurs distincts, des vêtements de ville et des vêtements de travail (y compris les chaussures), et comportant douche et lavabo ainsi qu’un appareil de contrôle de la contamination;
  • Prévoir pour les éviers susceptibles de recevoir des effluents liquides contaminés des robinets à commande non manuelle et sont reliés à des dispositifs de rétention (conteneur, cuves..)
  • Installer des moyens de secours et de lutte contre l'incendie adaptés

  5.2. ORGANISATIONNELLE

  • Effectuer l’inventaire de tous les produits
  • Consulter et analyser les FDS de chaque produit
  • Identifier les incompatibilités entre les produits chimiques(particulièrement les carburants vs les chromates)
  • Afficher les risques dans les zones de stockages (voir site internet de l’INRS)
  • Equiper le local de stockage de moyens de protection collective
  • Mettre systématiquement les contenants sur rétention
  • Substituer l'agent chimique dangereux par un agent non ou moins dangereux, quand elle est possible
  • Zoner les locaux à risque
  • Réduire au minimum de la quantité d'agents chimiques sur le lieu de travail pour le type de travail concerné
  • Utiliser des conditionnements scellés limitant au maximum les quantités de chrome hexavalent au contact de l'homme
  • Ne pas stocker ou mettre au contact de produits inflammables
  • Réduire au minimum du nombre de travailleurs exposés avec mise en place d'une signalisation pour limiter l'accès aux zones dangereuses
  • Réduction au minimum de la durée et de l'intensité de l'exposition
  • Faire porter les EPI adaptés aux risques
  • Mettre en place une signalisation pour le port des équipements de protection individuelle
  • Vérifier périodique les installations et les dispositifs de sécurité
  • Prévoir des procédures d’accueil des nouveaux embauchés
  • organiser l'information et la formation du personnel concerné
    • affichages
    • diffusion de documents écrits,
    • campagnes d’information.
    • réunions de sensibilisation
    • Partage d'expériences des salariés afin de consolider la sensibilisation.
    • Communiquer au salarié de la FDS du produit, la fiche de poste et la fiche de prévention des expositions
    • Remettre aux salariés un livret d'accueil incluant la sécurité
    • Etablir un plan de prévention en cas d'intervention d'une entreprise extérieure
    • Ne jamais mélanger la poudre d'acide chromique ou les solutions de bichromates avec des produits carburants (par exemple ne jamais peser des sels d'acides chromiques sur la même balance que de la poudre de graphite servant de filtre)
    • Interdire de boire, manger, fumer sur le lieu de travail

5.3. FACTEUR HUMAIN

5.3.1. FORMATION, INFORMATION

  • Informer les salariés manipulant les produits à base de chrome hexavalent sur les risques
  • Former les salariés sur le fonctionnement des EPI (stage de formation au port du masque de protection...).
  • Afficher la notice de poste associée à un poste de travail, afficher la procédure de travail.
  • Informer de la conduite à tenir en cas d’accident : douche, rince œil (: premier secours) et première intervention (extincteurs, RIA). Appeler centre anti-poison en cas d’inhalation d’acide chromique. En cas de brûlure thermique : Rincer abondamment la zone atteinte à l’eau pendant au moins 15 minutes.
  • Former aux premiers secours
  • Former aux risque d'incendie
  • Informer sur la nécessité d'une hygiène rigoureuse
  • Informer sur la nécessité du respect des procédures de sécurité

5.3.2. SUIVI MEDICAL

  •  5.3.2.1. Visite médicale
    • Visite d'embauche : éviter d'exposer les porteurs de lentilles de contact, les sujets atteints d'une pathologie chronique cutanée, oculaire, nasale, broncho-pulmonaire ou digestive
    • Visites périodiques : recherche de lésions cutanées, oculaires, nasales, digestives et respiratoires
  • 5.3.2.2. Examens complémentaires
    • Indice biologique d'exposition : dosage du chrome dans les urines qui doit être inférieur ou égal à 30 microg/g de créatinine en fin de poste avec une augmentation de 10 microg/g de créatinine au cours du poste
    • Radiographie pulmonaire
    • Epreuves fonctionnelles respiratoires (EFR)
    • Etude de la fonction rénale et de la fonction hépatique
  • 5.3.2.3. Dossier Médical
    • Celui des expositions à des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction
    • Contenu du dossier médical :
      • Dates et résultats des examens médicaux et des examens complémentaires pratiqués
      • Métrologie : dosage du chrome au poste de travail lorsqu'il a été réalisé.
      • Des éléments d'information sur le type de travail effectué
    • Conservation du dossier médical pendant au moins 50 ans après la fin de la période d'exposition
  • 5.3.2.4. Suivi post professionnel
    • En fonction de la fiche d'exposition aux agents CMR ou aux facteurs de pénibilité
    • Contenu
      • Surveillance médicale : examen clinique médical tous les deux ans.
      • Examen radiologique pulmonaire tous les 2 ans
    • Ces examens sont pris en charge à 100% par les caisses d'assurance maladie

5.3.3. PREVENTION INDIVIDUELLE

  • Équipements de protection pour le visage et les mains, à savoir une paire de gants ne permettant pas aux agents chromés de perforer les gants et ainsi parvenir sur la peau et causer des brûlures.
  • Lunettes
  • Un masque respiratoire devra également être porté par l’opérateur lors de la manipulation afin que celui n’inhale pas les composés chromiques dangereux pour sa santé.
  • Lunettes
  • Vêtement de protection
  • L'employeur doit s'assurer que les équipements sont effectivement portées et qu'ils ne sortent pas de l'établissement

6. REFERENCES

6.1. JURIDIQUE : DIRECTIVES, LOIS ET REGLEMENTS

6.1.1. TEXTES PHARES

  • La directive RoHS (n°2002/95/EC) réglementant l’utilisation de 6 substances dans les Equipements Electriques et Electroniques :
    • Plomb (>0.1% en poids dans un matériau homogène)
    • Mercure (>0.1 % en poids dans un matériau homogène)
    • Cadmium (>0.01 % en poids dans un matériau homogène)
    • Chrome Hexavalent (>0.1 % en poids dans un matériau homogène)
    • PBB et PBDE (produits retardant de flamme)
  • Directive n° 2006/121/CE du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 et rectificatif modifiant la directive 67/548/CEE concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives à la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses afin de l'adapter au règlement (CE) n° 1907/2006 concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), et instituant une agence européenne des produits chimiques(JOUE n° L 396 du 30 décembre 2006)
  • Règlement (CE) n° 1272/2008 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relatif à la classification, à l'étiquetage et à  l'emballage des substances et des mélanges modifiant et abrogeant   les directives 67/548/CEE et 1999/45/CE et modifiant le règlement (CE) n° 1907/2006(JOUE n° L 353 du 31 décembre 2008) - Règlement CLP
  • Règlement (UE) 2016/425 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 relatif aux équipements de protection individuelle et abrogeant la directive 89/686/CEE du Conseil (JOUE L81 du 31 mars 2016,P. 51).

6.1.2. CODE DU TRAVAIL

  • Art L 1225-12 à 15 sur la protection de la grossesse et de la maternité
  • Principes généraux de prévention
    • Art L 4121-1 à 5 Principes généraux de prévention et obligation de l'employeur
      • Art R 4121-1 à 4 sur le document unique
      • Articles L. 4121-3-1, D. 4121-5 à D. 4121-9 du Code du travail : relatifs à la traçabilité de l’exposition
      • Art R 412xxx sur la pénibilité
    • Art L 4122-1 à 2 Principes généraux de prévention et obligation du salarié
    • Art L 4141-1 à 4 sur l'obligation générale d'information et de formation
    • Art L 4142-1 à 4 sur les formations et les mesures d'adaptation particulières
    • Les femmes enceintes ou allaitantes doivent bénéficier d'une protection spéciale 
    • Les jeunes travailleurs doivent bénéficier d'une protection spéciale
      • Art L 4153-8 et 9
      • Art D4153-27 : interdiction d'emploi des jeunes travailleurs âgés de moins de dix-huit ans. Anhydride chromique : fabrication et manutention .
    • CDD et salariés temporaires
    • Accord en faveur de la pénibilité Art L 4163-1 à 4 et Art D 4163-1 à D 4163-8
  • Obligation de l'employeur concernant les lieux de travail
  • Disposition particulières aux agents CMR : Art R 4412-59 à 93
    • Articles R. 4412-59 à R. 4412-93 : énonçant les règles particulières aux agents chimiques dangereux définis réglementairement comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR)
    • Articles R. 4412-149 à R. 4412-152 : concernant les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) et des valeurs limites biologiques pour certains agents chimiques.
  • Rôle des services de santé au travail : Art L, R et D 4622-1 à Art L et R 4625-2
    • Surveillance médicale renforcée : Art R. 4624-18

 6.1.3. AUTRES TEXTES

    • Art L138-29 du code de la sécurité sociale sur la Pénibilité et D 138-28
    • Art L461-1 à 8 du code de la sécurité sociale sur les maladies professionnelles
    • Annexe à l'article D.461-1 du Code de la Sécurité sociale. Liste des maladies ayant un caractère professionnel dont la déclaration est obligatoire pour tout docteur en médecine qui peut en avoir connaissance (Numéro d'ordre 24 : Chrome et ses composés)
    • Article D461-25 du Code de la Sécurité sociale. Exposition aux agents cancérogènes durant l'activité salariée - Suivi post professionnel fixant le mode-type d'attestation d'exposition et les modalités d'examen dans le cas du suivi post professionnel : annexe 1 et annexe 2 modifié par l'arrêté du 6 décembre 2011 (JO du 15 décembre 2011)

6.2. RECOMMANDATIONS – NORMES

  • Normes européennes
    • NF ISO 374-1 de fév 2017 et suivantes sur les gants de protections contre les risques chimiques
  • Recommandations de bonne pratique
    • Recommandations de bonne pratique sur la surveillance biologique des expositions professionnelles aux substances chimiques, élaborées par la SFMT en partenariat avec la Société Française de Toxicologie Analytique et la Société de Toxicologie clinique, juin 2016.
    • Recommandations de bonne pratique concernant « La surveillance médico-professionnelle des travailleurs exposés ou ayant été exposés à des agents cancérogènes pulmonaires ». Cette recommandation de bonne pratique a reçu le label INCa-HAS en novembre 2015.

 6.3. BIBLIOGRAPHIE & SITOGRAPHIE

REDACTION

  • AUTEURS : Médecins du travail de l'AMI (75), Nicole Motsch (médecin du travail) (AMETIF) (95)
    DATE DE CREATION : Mois Année
  • RELECTEURS : SIMON MATHILDE, GUINCHARD ARNAUD ; Jean-marc VOSGIEN, Préventeur, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Virginie Le COGUIC groupement des infirmiers du travail, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ;
  • DERNIERE MISE A JOUR : 22/03/2017

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Annexe 1 : Phrases de danger

1.1. Dichromate de sodium

  • H272 - Peut aggraver un incendie ; comburant
  • H301 - Toxique en cas d'ingestion
  • H312 - Nocif par contact cutané
  • H314 - Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves
  • H317 - Peut provoquer une allergie cutanée
  • H330 - Mortel par inhalation
  • H334 - Peut provoquer des symptômes allergiques ou d'asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation
  • H340 - Peut induire des anomalies génétiques
  • H350 - Peut provoquer le cancer
  • H360FD - Peut nuire à la fertilité. Peut nuire au développement.
  • H372 - Risque avéré d'effets graves pour les organes à la suite d'expositions répétées ou d'une exposition prolongée
  • H410 - Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme

1.2. Trioxyde de chrome

  • H271 - Peut provoquer un incendie ou une explosion ; comburant puissant
  • H301 - Toxique en cas d'ingestion
  • H311 - Toxique par contact cutané
  • H314 - Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves
  • H317 - Peut provoquer une allergie cutanée
  • H330 - Mortel par inhalation
  • H334 - Peut provoquer des symptômes allergiques ou d'asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation
  • H410 - Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme
  • H340 - Peut induire des anomalies génétiques
  • H350 - Peut provoquer le cancer
  • H361f - Susceptible de nuire à la fertilité
  • H372 - Risque avéré d'effets graves pour les organes à la suite d'expositions répétées ou d'une exposition prolongée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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