Fiches de métiers

Apiculteur (France)


FICHE METIER BOSSONS FUTE N°394 bis

ROME : A1408 CITP-08 : 6123 INSEE :111f ; 691b

1. INTITULES SYNONYMES OU APPARENTES

  • Eleveur d'abeilles, exploitant des ruchers.

2. DEFINITION

  • L'apiculteur élève, surveille et soigne ses abeilles tout au long de l'année. Issue d'un véritable savoir-faire, la profession d'apiculteur comprend également les étapes de transformation et de commercialisation de la production des ruches.
  • L'apiculteur(ice) veille à leur bonne santé, en surveillant les ruches pour les protéger des prédateurs et des maladies. Il récolte la gelée royale, la cire et le miel fabriqués par les abeilles, et les commercialise en l'état ou après transformation.
  • Il existe plusieurs variétés de miels en fonction de la région, du goût, des valeurs nutritives et des vertus thérapeutiques (respiratoires, urinaires, antiseptiques, cicatrisants, sédatifs, antispasmodiques, etc.).
  • Il existe, en France, environ 1 million de ruches réparties entre 80 000 producteurs, amateurs et professionnels. Lorsque l'on choisit d'en faire son métier, mieux vaut mettre en place un système d'exploitation sérieux pour pouvoir bénéficier des revenus générés par la vente des produits apicoles. Une exploitation de 400 ruches représente une surface minimale d'exploitation pour dégager un salaire équivalent au Smic, une fois les charges et les taxes payées et si le climat a été clément.
  • Des activités annexes : La consommation de miel ayant augmenté, l'élevage des abeilles s'est intensifié et les techniques se sont perfectionnées. Grâce à cela, de plus en plus d'apiculteurs vivent désormais de leur métier. Cependant, face aux difficultés pour s'installer, de nombreux apiculteurs préfèrent garder une activité annexe leur permettant d'avoir une base de revenu fixe. Les perspectives d'évolution dans ce métier sont essentiellement liées au nombre de ruches possédées et à la diversification des produits proposés à la vente.

3. FORMATION - QUALIFICATION

  • On peut devenir apiculteur sans diplôme, en se formant directement auprès d’un apiculteur expérimenté chevronné pour acquérir les techniques indispensables à une pratique sûre et saine.
  • Mais certaines qualifications et formations professionnelles permettent d'apprendre les bases de l'élevage d'abeilles et les bonnes pratiques en matière de gestion d'une exploitation. Parmi celles-ci figurent :
    • le BP Responsable d'exploitation agricole
    • le BPA (brevet professionnel agricole) élevage spécialité apiculture, qui se prépare en formation continue à Vesoul (70), s’adresse aux personnes justifiant d’au moins un an d’expérience professionnelle et en cours d’installation apicole (niveau 3e ou CAP).
    • le BP responsable d’exploitation agricole option apiculture s’adresse aux plus de 18 ans de niveau bac. Il se prépare notamment à Hyères (83), à Vesoul (70) et à Rouffach (68). Admission sur dossier et entretien.
    • le Bac pro Conduite et gestion de l'exploitation agricole option systèmes à dominante élevage
    • Les formations sont assurées en CFA (centre de formation d'apprentis) ou en CFPPA (centre de formation professionnelle et de promotion agricole). Apprentissage sur le tas auprès d’un apiculteur confirmé généralement un parent (2 à 4 ans)
    • La formation apicole : formation qualifiante qui est accessible aux futurs apiculteurs candidats à l'installation sans aides, ou titulaires d'un diplôme leur ouvrant droit à des aides.
  • Formation continue : plusieurs associations d'apiculteurs proposent des formations pour améliorer le niveau de technicité des apiculteurs et de leurs familles (organisation de sessions pratiques et de visites techniques documentées au niveau des stations).

4. ACTIVITE PRINCIPALE

4.1. LIEUX D'ACTIVITE

  • L'apiculture est une activité rurale et urbaine, dépendante de l'environnement et des conditions climatiques.
  • Pour améliorer sa production, l'apiculteur est amené à travailler à l'extérieur et à pratiquer des migrations périodiques de ses ruches.

4.2. DESCRIPTION DE L'ACTIVITE

  • L’apiculteur est chargé de l'implantation de ses ruches à la vente de son miel, en veillant au bon déroulement des différentes étapes menant à une production de qualité.
  • L'élevage d'abeilles consiste à surveiller les ruches afin de récolter des produits apicoles comme le miel, la cire, le pollen ou la gelée royale. L'apiculteur soigne les colonies d'abeilles et entretient les ruches. Il contrôle la production du miel, en s'assurant de la bonne santé de la reine et l'activité des abeilles ouvrières, notamment en période de floraison des plantes. Ce professionnel assure encore la survie et la reproduction d'une colonie, grâce à l'élevage des reines.
  • Assister et conseiller : Si les abeilles se nourrissent normalement seules, elles ont besoin d'avoir un environnement adapté. L'apiculteur doit donc mettre à leur disposition tout ce qui leur est nécessaire en termes de flore et de ressources en eau. Il est apte à installer un rucher ou à recueillir un essaim. Il peut également conseiller un agriculteur qui souhaite faire polliniser ses cultures.
  • De la ruche au miel : l'apiculteur doit également assurer la transformation et la vente des produits issus de ses ruches et, éventuellement,la fabrication de produits dérivés (bougies, objets décoratifs, hydromel...). Pour commercialiser ses produits, il participe souvent à des foires ou des salons. La gelée royale et la propolis intéressent particulièrement l'industrie parapharmaceutique.
  • Le rôle de l'apiculteur consiste donc à :
    • élever des abeilles en les protégeant contre les maladies et les prédateurs potentiels,
    • trouver l'emplacement adapté pour ses ruches,
    • acquérir et entretenir l'équipement nécessaire pour accueillir les abeilles : ruches, cadres,
    • surveiller les ruches,
    • prendre soin du matériel indispensable au rucher et à la miellerie,
    • contrôler les réserves de nourriture des abeilles,
    • contrôler l'état sanitaire des colonies,
    • adapter le nombre de ruches en fonction de l'approvisionnement en nectar et en pollen,
    • effectuer la récolte du miel,
    • procéder aux différents traitements du miel récolté,
    • commercialiser le miel et les produits dérivés,
    • produire de nouvelles colonies de reines et d'abeilles.
    • assurer les travaux de nettoyage et d’entretien des éléments, matériels, outils, appareils, locaux
    • effectuer les travaux de conditionnement et d’étiquetages

4.3. MACHINES ET OUTILS UTILISES

  • La tenue de l'apiculteur : combinaison, masque, cagoule, voile, gants, etc.
  • Les types de ruches : Dadant, en bois, paille, plastique, matériaux synthétiques, corps de ruche,
  • Les outils apicoles pour la ruche :
    • Enfumoirs dont les tailles sont adaptées au nombre de ruches à visiter et à l'intérieur desquels sont brûlés des copeaux de bois
    • Chasses abeilles utilisés lorsque l'on veut récolter du miel sans utiliser l'enfumoir
    • Lèves cadres pour la récolte
    • Filet
    • Brosses à abeilles
    • Cire gaufrée pour faciliter le travail des abeilles
    • grilles à reine
    • ruchette
    • couvercle
    • hausses
    • cadres, cadrons pour miel en section
    • trappes à pollen
    • nourrisseurs
  • Les moyens de transport
    • Le nombre de ruches, le moyen de transport et la longueur du voyage déterminent la technique de la migration.
    • La transhumance ruche fermée s'adresse aux petits apiculteurs qui utilisent leur véhicule (abeilles et conducteurs dans le même habitacle) pour un trajet qui ne dure pas plus d'un heure. A la tombée de la nuit les abeilles sont mises dans les ruches que l'on ferme avec une bande de mousse. Les planchers doivent être grillagés afin que l'air frais empêche les abeilles de s'échauffer.
    • La transhumance avec muselière présente les mêmes avantages que la précédente tout en donnant plus d'espace et d'air frais aux abeilles évitant ainsi l'étouffement en cas de trop forte chaleur ou de voyage trop long.
    • La transhumance ruche ouverte s'adresse aux apiculteurs plus expérimentés qui transportent un grand nombre de ruches sur une remorque. Elle permet aux abeilles de meilleures conditions de voyage.
  • Le matériel pour l'extraction du miel
    • Extracteurs tangentiels ou radiaires.
    • Couteaux à désoperculer pour enlever la fine couche de cire qui obturent les rayons de cire
    • Bacs à désoperculer pour recevoir les opercules et permettre de laisser écouler le miel qu'ils contiennent
    • Filtres ou tamis (en inox ou en nylon, avec des mailles de 0,75 à 0,50 mm) placé sur le récipient à la sortie de l'extracteur pour retenir les particules de cire
    • Récipients de stockage pour permettre d'épurer et de stocker le miel récolté. En deux à trois jours, le miel est décanté avec une fine pellicule blanche formée sur la surface.

4.4. PRODUITS ET MATERIAUX

  • Une colonie d’abeilles se compose d’une reine unique (femelle), de nombreuses ouvrières (femelles), d'un harem de faux-bourdons (mâles) et de couvain (œufs, larves, et nymphes). Une seule colonie occupe une seule ruche. Plusieurs abeilles sont mellifères et l'espèce la plus connue est Apis mellifera.
  • La ruche comporte des portes d'entrées, des bandes intercadres, des bandes d'écartement et des grilles à reine
  • Le miel
  • Le sucre et les sous-produits céréaliers utilisés par certains apiculteurs pour nourrir leurs abeilles
  • Les antiparasitaires pour lutter contre le varroa (parasite des abeilles responsable de l'effondrement mondial des colonies d'abeilles)
  • Les antibiotiques et les produits chimiques

4.5. PUBLIC ET RELATIONS SOCIALES

  • Travail au sein de la famille ou en équipe dans une coopérative (relation avec les autres adhérents, relation entre le président de la coopérative et les autres membres).
  • En dehors de la coopérative, relation avec les autres groupements et avec les clients : industrie parapharmaceutique pour la gelée royale et la propolis et l'industrie de la fabrication de produits dérivés (bougies, objets décoratifs, hydromel, etc.).
  • Relation avec les autorités en cas de transhumance : autorisations et assurance.
  • En relation permanente avec la faune et la flore,

4.6. EXIGENCES PARTICULIERES

  • Avoir une bonne résistance physique et supporter les contraintes posturales et les intempéries.
  • Avoir une grande passion pour les abeilles, respecter la nature et l'environnement, entretenir un profond attachement à la terre et au terroir
  • Posséder des bases théoriques pour comprendre le mode de vie des abeilles et l'environnement qui les entoure.
  • Maîtriser la théorie et la pratique de la botanique, de la biologie de l'abeille, de ses différentes pathologies, la loi des cycles naturels, les modes d'installation des ruches, la flore, les techniques de production, les critères d'installation d'un rucher, travaux saisonniers
  • Posséder des connaissances juridiques : alimentaires, médicales, AR relatif à l’autocontrôle, à la notification obligatoire et à la traçabilité dans la chaîne alimentaire, tenir les registres et faire les déclarations - conservations obligatoires
  • Maîtrises des règles d’hygiène de l’exploitation chez l’apiculteur, lors des travaux, à la miellerie, au rucher
  • Avoir de la persévérance et du courage car le métier n'est pas facile pour affronter de nombreux aléas. Les colonies d'abeilles sont des populations fragiles, très sensibles aux changements climatiques et à la pollution. Les pertes sont fréquentes. L'apiculteur doit posséder une grande force de caractère pour supporter les imprévus. S'engager dans le domaine de l'apiculture nécessite donc la capacité à investir financièrement pour posséder (achat ou location) des terres sur lesquelles poser ses ruches, un équipement adapté à la récolte, des colonies d'abeilles, des ruches.
  • Avoir de solides bases en ce qui concerne la gestion et comptabilité d'une entreprise et être un bon négociateur pour pouvoir assurer la promotion et la vente de ses produits pour les apiculteurs indépendants.

4.7. TRAVAILLEURS HANDICAPES

  • Accessibilité possible aux travailleurs mal entendants.
  • Incompatible avec certains handicaps (cécité, certains troubles moteurs, allergiques, neurologiques)

5. ACTIVITES POUVANT ETRE ASSOCIEES

  • L'apiculteur doit maîtriser tout le processus de production et assurer la gestion, la promotion,le marketing, la vente ou revente des produits de la ruche.
  • Pour commercialiser ses produits, il doit participer à des foires, salons, pratiquer la vente par correspondance
  • Savoir gérer un site internet
  • Il doit suivre régulièrement des formations continues et se tenir au courant de la problématique de l'apiculture et des risques et dangers auxquels sont exposés les abeilles.

6. DANGERS

6.1. ACCIDENTS DU TRAVAIL

  • Piqûres d'abeilles, d’insectes ou de scorpions ou morsures de serpents. Le métier d’apiculteur entre dans le classement des métiers dangereux car les piqûres d’abeilles peuvent être mortelles
  • Accidents de la circulation lors de la transhumance
  • Coupures, plaies, blessures, pincement des doigts, corps étranger dans l’œil.
  • Glissades, chutes de plain-pied, traumatisme par le matériel et les outils utilisés (fractures, contusions, etc.)
  • Brûlures lors de la préparation de l'enfumoir
  • Piqures de tierces personnes ou des agriculteurs lors de la transhumance de ruches ouvertes

6.2. AMBIANCES ET CONTRAINTES PHYSIQUES

  • Biomécanique du poste : contraintes posturales et manutention, port de charges, gestes répétitifs (hyper-sollicitation des articulations des membres supérieurs)
  • Ambiance physique lié au travail en plein air et aux intempéries : inconfort thermique , insolation, coup de chaleur , rayonnement solaire, froid, humidité ,etc.
  • Atteintes respiratoires et irritations oculaires (fumée du fumoir)
  • Déshydratation cutanée

6.3. AGENTS CHIMIQUES

  • Risques liés aux produits chimiques de traitement (fluvalinate, fluméthrine,thymol, menthol, eucalyptol, camphre, acide oxalique, acide formique, acide lactique ) : lors de mélange de miels d’origine non contrôlée, des traitements des colonies, d’introduction de cadres d’origine non contrôlée, de traitement des cires contre les teignes
  • Répulsifs, fumées : lors des opérations apicoles (réunion de colonies…), combustible utilisé dans l’enfumoir, nourrissement, miellerie
  • Métaux lourds, peintures, détergents : provenant de matériel apicole, matériel de miellerie, récipients, environnement pollué
  • Eposition aux produis phytosanitaires utilisés en agriculture et horticulture par les agriculteurs qui représentent un danger pour la santé de l'xapiculteur, pour la vie des abeilles et pour l'environnement

6.4. AGENTS BIOLOGIQUES

  • Tétanos (Clostridium tetani) par effraction cutanée et contact avec du matériel souillé.
  • Surinfection des plaies, des coupures, des brulures
  • Infection oculaire par projection de corps étrangers.
  • Infection respiratoire, ORL et oculaire (poussières et fumées)
  • Botulisme du nourrisson Clostridium botulinum : Bactéries du sol
  • Piqures de tiques (transmission de la maladie de Lyme)
  • Germes pathogènes : Utilisation d’eau non potable, manque de propreté du local, du matériel, contamination par le personnel, sucre de nourrissement sale
  • Levures osmophiles : lors de récolte de miel trop humide, dans local humide lors de l’extraction et du conditionnement.

6.5. CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES

  • Le responsable de l'unité ou de la coopérative intervient à toutes les étapes de la production et assure l'organisation, la coordination et le contrôle des autres travailleurs.
  • Le stress est lié aux difficultés rencontrées notamment lors de la transhumance et à la crainte du syndrome d 'effondrement des colonies d'abeilles.
  • La souscription d'une assurance pour la transhumance et l'autorisation auprès de l'administration forestière sont obligatoires

7. RISQUES POUR LA SANTE

  • 7.1. MALADIES PROFESSIONNELLES

    • Régime agricole
      • Tableau n° 1 : Tétanos professionnel
      • Tableau n° 5 bis : Maladie de Lyme
      • Tableau n° 11 : Affections provoquées par les anticholinestérasiques
      • Tableau n° 15 : Mycoses cutanées, périonyxis et onyxis d'origine professionnelle
      • Tableau n° 39 : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail
      • Tableau n° 40 : Intoxication professionnelle par l'oxyde de carbone
      • Tableau n° 44 : Affections cutanées et muqueuses professionnelles de mécanisme allergique
      • Tableau n° 45 : Affections respiratoires professionnelles de mécanisme allergique
      • Tableau n° 57 bis : affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle habituelle de charges lourdes
    • Régime général
      • Tableau n° 7 : tétanos professionnel
      • Tableau n° 15 bis : Affections de mécanisme allergique provoquées par les amines aromatiques, leurs sels, leurs dérivés ...
      • Tableau n° 46 : Mycoses cutanées
      • Tableau n° 57 : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail
      • Tableau n° 64 : Intoxication professionnelle par l'oxyde de carbone
      • Tableau n° 65 : Lésions eczématiformes de mécanisme allergique
      • Tableau n°66 : Affections respiratoires de mécanisme allergique
      • Tableau n° 95 : Affections professionnelles de mécanisme allergique provoquées par les protéine du latex (ou caoutchouc naturel)
      • Tableau n° 98 : Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes

7.2. AUTRES MALADIES LIEES A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

  • Pathologies vasculaires à type de stase veineuse et de varices (travail debout)
  • Pathologies du rachis en rapport avec les contraintes posturales (lombalgies cervicalgies, cyphose de posture)
  • Pathologies en rapport avec le travail en plein air : insolations, coups de chaleur et infections respiratoires, lésions cutanées en rapport avec l’exposition aux UV
  • Contraintes psychosociales et organisationnelles : angoisse, stress, fatigue et troubles du sommeil

8. SURVEILLANCE MEDICALE

  • Surveillance médicale spéciale pour :
    • les travailleurs âgés de moins de dix-huit ans
    • les femmes enceintes
    • les travailleurs handicapés
    • l'exposition à l'amiante, au plomb (en raison de locaux/miellerie souvent très anciens)
    • les agents biologiques des groupes 3 et 4
    • les postes de travail qui exige le recours à la manutention manuelle de charges,

8.1. VISITE MEDICALE

  • Visites médicales (embauche, systématiques, spontanées)
  • Bilan somatique complet en insistant sur la recherche d'antécédents allergiques, l'état ORL, cardio-vasculaire, respiratoire, visuel, auditif, musculo-squelettique, digestif, cutané et psychologique.
  • Choix des EPIs

8.2. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • Bilan biologique de base avec un suivi régulier : troubles métaboliques, analyse des selles (recherche d'infections gastro-intestinales)
  • Radio pulmonaire tous les deux ans (en raison de la manipulation ou de l'emploi habituels, dans l'exercice de la profession, de tous produits ; de travaux exposant à l'inhalation de poussières provenant notamment de la manipulation de foin moisi ou de particules végétales moisies

8.3. VACCINATIONS

  • Anti-diphtérique, anti-tétanique et anti-poliomyélitique
  • Anti-typhique.
  • BCG
  • Antipneumococcique et antigrippal
  • Antihépatite B,
  • antileptospirose (en raison des travaux de dératisation, de piégeage)

8.4. SUIVI POST PROFESSIONNEL

  • En fonction des risques dépistés, un suivi post professionnel devra être réalisé.

8.5. DOSSIER MEDICAL

  • Exigé par la réglementation.

9. NUISANCES POUR L'ENVIRONNEMENT EXTERIEUR

  • Promiscuité et concentration des personnes au sein des locaux (surtout au niveau de la miellerie) avec risque de transmission par voie aérienne de pathologies contagieuses (grippe, tuberculose, etc.).
  • Risques d'accidents et d'incendie liés à l'insuffisance des mesures de prévention et de sécurité au sein de la coopérative
  • Les abeilles augmentent les rendements agricoles par le rôle qu'elles jouent dans la pollinisation. L' apiculture contribue à la pollinisation de 80% des plantes à fleurs et à fruits et a un rôle essentiel dans le maintien de notre biodiversité. Cependant les abeilles connaissent un taux de mortalité annuel de 30% à cause des phytosanitaires utilisés de façon abusive par les agriculteurs !

10. ACTIONS PREVENTIVES

10.1. INDICATEURS D'AMBIANCE ET METROLOGIE

  • Métrologie des ambiances physiques (thermique).
  • Ergonomie et biomécanique des postes de travail (évaluation des gestes et postures)
  • Morbidité et mortalité des abeilles

10.2. PREVENTION COLLECTIVE

- Les mesures préventives tant au rucher qu’à l’atelier ou la miellerie sont essentielles. La persistance d’agents pathogènes chimiques et biologiques constitue un risque fondamental pour les colonies d’abeilles et la santé des consommateurs.

  • a) Implantation des locaux :
    • A l’abri d’odeurs fortes et/ou nauséabondes
    • Entretien des abords et pièces d’accès à la miellerie
    • Miellerie séparée des autres locaux. Les locaux doivent être exclusivement réservés au travail du miel et des produits de la ruche et ne servir qu’à cet usage.
    • Usage des locaux : Séparation dans le temps et/ou dans l’espace des opérations portant sur le miel des autres opérations
  • b) Disposition des locaux :
    • Espace et dimensions suffisants pour que les activités se déroulent dans des conditions hygiéniques
    • Circulation, transport aisé des produits (miel et produits de la ruche) et du matériel à extraire (hausses), ainsi que nettoyage facile du matériel et des locaux
    • Le principe de la marche en avant (un produit en cours de production ne revient jamais en arrière et ne croise pas l’étape qu’il vient de franchir) est l’un des principes d’hygiène de base en agro-alimentaire
    • Eclairage conforme
    • Prévention de toute contamination croisée : séparation des secteurs sales et propres dans le temps et/ou dans l’espace
  • c) Revêtements (murs, sols, plafonds, ouvertures) :
    • Lisses, résistants, nettoyables et désinfectables
    • Plafonds en bon état
    • Le raccordement entre les murs et le sol des locaux doit permettre un nettoyage adapté
  • d) Ouvertures, aération et ventilation des locaux :
    • Locaux facilement ventilés et aérés
    • Hygrométrie ne favorisant pas les phénomènes de condensation
    • Température des locaux adaptée au travail du miel et à sa bonne conservation
    • Ouvertures évitant l’intrusion des abeilles et des autres insectes pendant le travail du miel
    • Chauffage pour permettre une désoperculation et une extraction facile
    • Déshumidificatuer pour abaisser en dessous de 60% l’humidité du local
  • e) Locaux sanitaires (WC et vestiaires) et points d’eau :
    • Obligatoire à proximité de la miellerie, sauf si la maison de l’apiculteur est proche et si seul lui et sa famille travaillent dans le local.
    • WC équipés d’un lave-mains à commande non manuelle, de produits de nettoyage des mains et d’un système de séchage à usage unique. Ces WC ne doivent pas donner directement sur la miellerie.
    • A proximité de la miellerie ou dans la miellerie, un point d’eau potable à commande non manuelle ( de préférence), des produits nécessaires au nettoyage des mains et un dispositif d’essuie-mains à usage unique doivent être prévus
  • f) Choix du matériel et produits
    • Le matériel doit être adapté à l'apiculture, à la race d’abeilles et au climat
    • Les produits isolants, les peintures, les cires et les substances fumigènes, etc doivent être
      • non toxiques pour la colonie et conformes à la législation sur la production de denrées alimentaires d’origine animale
      • aptes et conformes au contact alimentaire
      • avec lavage et désinfection faciles et efficaces
    • Huiles alimentaires uniquement
  • g) Gestion du matériel
    • Pour éviter les contaminations d’une colonie ou d’un rucher, les échanges de cadres et hausses entre ruches sont déconseillés.
    • Les lève cadres, brosses, gants, vareuses, etc. doivent être nettoyés et désinfectés entre les ruches
  • h) Entretien des locaux, du matériel et gestion des déchets
    • Le nettoyage et la désinfection des corps de ruches, des hausses, des nourrisseurs, des cadres, etc. sont essentiels.
    • La persistance de spores de bactéries (Paenibacillus larvae) ou d’agents chimiques constitue un danger pour les colonies
    • Plan de nettoyage (locaux, matériels concernés / fréquence / technique de nettoyage)
    • Lutte contre les rongeurs et les insectes nuisibles
    • Respect des procédures de tri sélectif, stockage et évacuation régulière des déchets
  • i) Emballage, traçabilité, analyse :
    • Conditionnements et emballages propres et aptes au contact alimentaire
    • Traçabilité du produit garantie
    • Autocontroles

- Mesures préventives pour les opérateurs

  • Respect du code du travail en matière d’hygiène, sécurité et santé au travail Lutte contre les mauvaises postures et les TMS
  • Procédure d'urgence en cas d'accidents avec trousse d'urgence (une piqûre d'abeille n'est généralement pas dangereuse mais peut causer un œdème de Quincke voir un choc anaphylactique par réaction allergique : seringue d'adrénaline prête à l'emploi pour injection sous cutanée; attention validité une année). La connaissance du comportement des abeilles et un équipement adéquat réduisent considérablement le risque de piqûre.
  • Le miel est un produit naturel : lutte contre les produits chimiques (pesticides, fongicides dans l’environnement des abeilles) et les agents biologiques (microbes et parasites).
  • Rédiger et diffuser un guide de bonnes pratiques apicoles
  • Rédiger et afficher le plan des nettoyages : murs, plafonds, machine à désoperculer, bac à désoperculer, extracteur, bac de décantation, matériel de traitement des opercules, maturateurs, futs, autres appareils, lavabos, sanitaires, sols etc…
  • Interdiction de déposer dans les locaux des produits chimiques volatils ou odorants,
  • Interdiction de toute fumée : gaz de chauffage ou véhicule

10.3. PREVENTION INDIVIDUELLE

  • Equipements de protection individuelle propres, adaptés au travail et facilement nettoyables :
    • combinaison de protection de couleur claire (coiffe grillagée entourant la tête, vareuse protégeant en plus le haut du corps ou combinaison intégrale). Les abeilles de genre apis attaquent préférentiellement la tête et les parties sombres qui représentent pour elles des orifices (cheveux, yeux et oreilles).
    • gants de protection
    • coiffe avec cheveux ne dépassants pas
    • pas d’objets ni bijoux personnels,
    • gants, masques, blouse ou combinaisons, surchaussures conformes aux travaux dans locaux alimentaires
    • répulsifs cutanés (aérosols, crèmes) pour repousser les abeilles
  • Comportement calme (panique et gestes brusques à éviter). En cas de piqûre, il convient de garder son sang froid et d'agir avec des mouvements réguliers et fluides.
  • Hygiène de vie : douche et lavage fréquent des mains, repas réguliers et équilibrés
  • Le personnel travaillant à la miellerie (y compris l’apiculteur lui-même) doit avoir une bonne hygiène corporelle et revêtir des vêtements de protection propres et adaptés.
  • Ces prescriptions sont sous la responsabilité de l’employeur.
  • L’état de santé du personnel travaillant à la miellerie ne doit pas être incompatible avec la manipulation de denrées alimentaires. Cette manipulation est interdite aux personnes qui sont susceptibles de contaminer les produits, notamment celles atteintes d’infections respiratoires, intestinales ou souffrant d’une affection cutanée
  • Disposer de possibilités de lavage et séchage hygièniques maines jetables ;
  • Affichage obligatoire des consignes, procédures et modes opératoires
  • La présence d’animaux, à l’exception des abeilles, est interdite dans les mielleries.
  • Il est interdit de fumer dans les mielleries.

10.4. FORMATION - INFORMATION – SENSIBILISATION

  • Information et formation y compris au poste de travail sur :
    • Le personnel doit connaître les règles d’hygiène applicables aux produits qu’il manipule. Les personnes travaillant temporairement dans la miellerie (stagiaires, intérimaires, …) doivent aussi recevoir les instructions nécessaires avant de travailler en miellerie ou au rucher.
    • La connaissance du comportement des abeilles et des équipements adéquats pour réduire considérablement le risque de piqûre. L’approche de la ruche peut être dangereuse ; les abeille se sentant menacées peuvent devenir agressives. Une piqûre peut en entrainer d’autres car la propagation des phéromones attire les autres abeilles. Ces substances sont des messages qui conditionnent les comportements au sein de la colonie. Une personne piquée et non suffisamment protégée doit s’éloigner le plus rapidement possible de la ruche. Une attaque massive peut être mortelle par réaction toxique.
    • Règles d’'hygiène, à la santé physique et mentale, ainsi que la sécurité au travail (formation à l'utilisation des équipements de protection individuelle, postures, etc.)
    • Les risques encourus, les pathologies liées au travail et les maladies professionnelles
    • Les procédures à mettre en place (en cas de piqures, etc.)
    • L'importance de l'alphabétisation
    • la gestion du stress et du budget
    • Le rôle important des abeilles dans la biodiversité et l’environnement

• Stages pour former les apiculteurs à l’hygiène et les aider à mettre en place une démarche qualité sanitaire dans les exploitations.

11. REGLEMENTATION


11.1. TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Textes internationaux ou européens

  • Directive 2001/110/du conseil européen sur le miel (D(2005)9538 AGRI-2005-61913 02 RIPAC/2005/03). transposée en France par le décret n°2003-587
  • Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires
  • Règlement (CE) n)1881/2006 du 19 décembre 2006 portant fixation de teneurs maximale pour certains contaminants dans les denrées alimentaires
  • Reglement (CE) n° 834/2007 du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques
  • Règlement (CE) n° 889/2008 fu 5 septembre 2008 relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques
    • Art. 44 du RCE 889/2008 Utilisation de cire non biologique « Dans le cas de nouvelles installations ou pendant la période de conversion, de la cire non biologique ne peut être utilisée que: a) lorsque de la cire issue de l’apiculture biologique n’est pas disponible sur le marché; […]
    • Art. 25 du RCE sur les règles spécifiques applicables à la prophylaxie et aux traitements vétérinaires en apiculture

Textes français

11.2. RECOMMANDATIONS ET BONNES PRATIQUES

11.3. NORMES

  • Codex alimentarius : organisme définissant les principes d’hygiène pour denrées alimentaires international. Cet organisme préconise les procédures de sécurité se fondant sur le principe de l’HACCP précisant le découpage séquentiel de l’ensemble de l’activité de la ruche.
  • Les conditions sanitaires d’installation des mielleries sont réglementées par le règlement précité. Les professionnels doivent respecter les règles d’hygiène et identifier tout aspect de leur activité qui est déterminant en matière d’hygiène et de sécurité des produits. Ils veilleront à ce que des procédures de sécurité appropriées soient établies, mises en oeuvre, respectées et remises à jour en se fondant sur la méthode HACCP (l’analyse des risques et des points critiques pour leur maîtrise). Pour aider les professionnels à respecter la réglementation, des Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiène sont élaborés au niveau national par des organisations professionnelles, avec le concours de scientifiques et de techniciens. Ces guides sont ensuite validés par l’administration. Il n’existe pour le moment aucun Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiène en apiculture. L’ensemble des points développés sont susceptibles d’être contrôlés par les services de l’Etat (DDSV et/ou DDCCRF).
  • Cahier des charges concernant le mode de production biologique du miel - Ministère de l'agriculture et de la pêche
  • guide production apicoles - Certipac Bio -

11.4. CONVENTIONS COLLECTIVES

  • Conventions collectives des exploitations de polyculture, viticulture et élevage - A voir par départements

12. BIBLIOGRAPHIE

  • Fiche n°394 Apiculteur traditionnel Maroc (voir sur le site)
  • ROME Les fiches métiers. A1408 : Elevage d'animaux sauvages ou de compagnie (2009)
  • Classification Internationale Type des professions (CITP-08) : 6123 : apiculteurs, sericiculteurs et ouvriers qualifiés de l'apiculture et de la sericiculture (O.I.T.) (2008)
  • Classification INSEE des professions (PCS 2003) : 111f Agriculteurs sur petites exploitation sans orientation dominante, apiculteur non salarié ; 691b ouvriers de l'élevage (INSEE) (2003)
  • Marneffe (Hubert), Constantin Toumanoff (1903-1967), Annales de l'Institut Pasteur , t. 116, mars 1969, pp 273-275.
  • Toumanoff (Constantin), Les maladies des abeilles ( la revue française d'apiculture n° 68 - numéro spécial août 1951 ) - préface : professeur e. Roubaud
  • Toumanoff (Constantin), Les maladies des abeilles Ed. Vigot Frères 1930 / APICULTURE

13. ADRESSES UTILES EN FRANCE

  • ITSAP - Institut de l'abeille :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Minisètre de l’Agriculture thématique environnement>agriculture-biologique>reglementation)
  • FROSAIF : Nouvellement créée suite à la nouvelle gouvernance sanitaire mise en place par les autorités administratives, la Fédération Régionale des Organisations Sanitaires Apicoles de l’Ile-de-France regroupe l’ensemble des GDSA de la région http://www.fnosad.com

14. LEXIQUE

  • Amorçage : Action visant à faciliter le greffage et améliorer l’acceptation en déposant dans le fond de la cellule une goutte de préparation ad hoc
  • Châtrage : Opération visant à couper le haut des cellules royales pour faciliter l’extraction de la gelée
  • Cire vierge : Cire n’ayant encore jamais contenu de couvain
  • Corps : Elément de la ruche contenant le couvain, il est généralement situé en bas de la ruche
  • Dérives : Conséquence du comportement des butineuses qui se trompent de ruche
  • Greffage : Action de prélèvement d’une jeune larve pour la placer dans le fond d’une cupule
  • Maturation : Période de décantation du miel liquide qui permet aux impuretés présentes, en fonction de leur densité, soit de percoler dans le fond du récipient, soit de remonter à la surface
  • Pillage : Comportement d’abeilles qui s’attaquent à une colonie plus faible pour y prélever ses réserves
  • Réunion : Action de réunir deux colonies

15. LISTE DES ABREVIATIONS

  • ADLO : Afdeling Duurzame Landbouwontwikkeling
  • AFSCA : Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire
  • CARI : Centre Apicole de Recherche et d’Information
  • DAF : Document Administratif de Fournitures
  • HACCP : Hazard Analysis Critical Control Points
  • HMF : Hydroxy Méthyl Furfural
  • ILVO : Instituut voor Landbouw- en Visserijonderzoek
  • ISO : International Organization for Standardization
  • OGM : Organisme Génétiquement Modifié
  • PCC : Point Critique de Contrôle
  • SPF : Service Public Fédéral
  • UPC : Unités Provinciales de Contrôle de l’AFSCA

AUTEURS : Laurence Toumanoff (Préventeur des risques professionnels) (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ; Françoise Barthouillet (Apicultrice, Médaille Or miel de fleurs, Médaille d’Argent miel de châtaignier)

DATE DE CREATION : Avril 2015

ANNEXE 1 : PROCEDURE DE DECLARATION DES RUCHES - NOTE D’INFORMATION AUX APICULTEURS (source DGAL)

  • la déclaration de détention et d’emplacement de ruches se fait entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année en cours, à la date de votre choix et une seule fois par an même si votre cheptel évolue.
  • le SIRET ou le NUMAGRIT est toujours obligatoire pour effectuer la déclaration de vos ruches, quel que soit le mode de déclaration choisi (téléprocédure ou déclaration ‘papier’). Si vous ne disposez pas encore de l’un ou l’autre de ces numéros, selon votre situation vous pouvez les obtenir :
    • pour le SIRET : auprès du centre des formalités des entreprises (CFE) de la chambre d’agriculture
    • pour le NUMAGRIT : auprès de l'opérateur désigné pour l'enregistrement des déclarations de ruches (GDS départemental). Ne pas oublier de fournir une copie de votre pièce d'identité indispensable pour la création de votre NUMAGRIT.
    • le numéro d’apiculteur (NAPI) : si vous ne disposez pas de ce numéro, vous devez vous rapprocher de l'opérateur désigné pour l'enregistrement des déclarations de ruches (GDS départemental).
    • Deux procédures possibles :
      • TeleRuchers ,
        • si vous avez reçu un code d’activation par courrier.
          • TeleRuchers est une téléprocédure accessible à partir de l’internet du ministère de l’agriculture, del’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, à l’adresse suivante :www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr
          • TeleRuchers est ouvert 7 jours sur 7 de 6h00 à 23h45 et permet de :
            • de déclarer vous-même en ligne la détention et l’emplacement de vos ruches
            • de consulter en ligne votre déclaration dans le cas où vous avez déjà réalisé une déclaration de détention et d’emplacement de ruches au titre de l’année 2011
            • d’imprimer, à la demande, votre récépissé de déclaration, une fois celle-ci validée.
        • Si vous n’avez pas reçu de code d’activation,
          • vous devez vous rapprocher du GDS départemental de votre lieu de résidence pour effectuer la déclaration de vos ruches sous format ‘papier’ comme décrit ci-après.
          • Le GDS départemental est là également pour vous assurer un appui technique dans le cas où vous rencontreriez des difficultés dans l’utilisation de TeleRuchers.
      • Sous format ‘papier’ par courrier, fax, courriel, ou en la déposant au GDS départemental ‘guichet unique’ désigné dans votre département de résidence. Le formulaire à utiliser est le formulaire Cerfa n°13995*02 : https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/
  • Toujours respecter les prescriptions en matière de distance (code rural) et se conformer aux arrêtés préfectoraux sur les distances variables suivant les départements, à défaut à un arrêté municipal.

 

 

 

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